Zoom sur Hundub, le nouveau réseau social « anti-censure » des partisans de Viktor Orbán

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Sous la pression de l’opinion publique et des annonceurs, les géants du web ont appliqué ces derniers une mois une politique de modération beaucoup plus stricte vis à vis de leurs utilisateurs complotistes. La lutte contre la désinformation est également devenue une priorité, même si les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous.

Cette évolution n’est pas au goût de tout le monde et on a assisté à une migration de nombreux sympathisants conservateurs vers des plateformes qui s’érigent en championnes de la liberté d’expression. Nous vous parlions notamment de Gab, sur laquelle de nombreux QAnon ont trouvé refuge. C’est aussi le cas de Parler devenu un lieu de ralliement pour de nombreux républicains.

« Ni Orbán, ni Soros ne sont derrière nous »

Le mouvement s’observe aussi en Europe avec l’arrivée de Hundub, un nouveau réseau social hongrois lancé en décembre dernier. Comme le précisent nos confrères de Courrier International, il compte parmi ses utilisateurs le premier ministre du pays Viktor Orbán et a été pensé comme un moyen de « contourner la censure » de Facebook.

Cité par Ouest-France, son fondateur, Csaba Pál, précise ainsi : « Personne ne sera bloqué ou supprimé en raison de ses opinions politiques. […] Nous ne chercherons pas à créer de tendances ni à influencer personne en quoi que ce soit ».

Les débuts sont modestes mais la plateforme compterait déjà 40 000 membres au 31 décembre et les débats vont bon train en Hongrie, où l’opposition est montée au créneau. Ainsi, le député indépendant Ákos Hadházy estime que « l’argent sale du clan Orbán  se trouve probablement derrière Hundub ». Une version rejetée par les créateurs du site qui affirment « Ni Orbán Ni Soros (milliardaire hongrois et figure honnie des complotistes Ndlr) ne sont derrière nous ».

Il n’empêche, plusieurs médias hongrois dont 24.hu affirment que le site est « un terrain de prédilection pour les fake news ou les tromperies ». Tandis que d’autres estiment déjà que la plateforme servira de tremplin à Viktor Orbán pour les élections législatives de 2022.

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