Zones sans contrôles d’identité: Macron recadre sèchement la Défenseure des droits – BFMTV

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La Défenseure des droits Claire Hédon avait proposé la semaine dernière d’expérimenter des zones sans contrôles d’identité dans le but de lutter contre les discriminations.

Récemment nommée, sèchement recadrée. Emmanuel Macron a semble-t-il peu goûté la proposition formulée par la Défenseure des droits Claire Hédon, nommée par ses soins le 22 juillet dernier.

Cette dernière a proposé, il y a quelques jours, une expérimentation de zones sans contrôles d’identité, dans le but de lutter contre les discriminations qui peuvent en découler. Des contrôles inutiles dans “95% des cas”, avait-elle fait valoir.

Ire des policiers

La proposition n’a pas été du goût d’Emmanuel Macron, à en croire des propos rapportés par Le Canard Enchaîné de ce jour, dont la teneur a été confirmée à BFMTV:

“La Défenseure des droits a franchi les limites de l’imbécibilité en suggérant de suspendre les contrôles d’identité dans certains quartiers. Elle a oublié qu’elle devait aussi défendre le droit”, a égratigné Emmanuel Macron.

“Ce qu’elle propose revient à créer des zones de non-droit et à abandonner un peu plus les quartiers défavorisés. Le droit des gens à vivre dans la paix, il ne compte pas?”, aurait-il ajouté à l’endroit de l’ancienne présidente d’ATD Quart Monde.

La proposition de Claire Hédon avait déclenché une bronca des syndicats policiers, vent debout contre une telle expérimentation. Un sentiment partagé, sans surprise, par le ministre de tutelle des forces de l’ordre Gérald Darmanin, qui, interrogé sur ce point mardi sur RTL, avait répondu qu'”il ne doit pas y avoir en France des zones où la police n’a pas le droit d’aller, de contrôler”. “Chacun jugera si les propos de madame la Défenseure des droits sont excessifs ou non. Je ne les partage pas”, a-t-il également déclaré.

Une plateforme pour signaler les discriminations

En décembre, Emmanuel Macron s’était exprimé au sujet des violences policières, dans une interview accordée au média Brut:

“Aujourd’hui quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. Parce qu’on est identifié comme étant un facteur de risques, de problèmes, et c’est insoutenable”, avait admis le président de la République.

Il avait annoncé le lancement d’une plateforme nationale de signalement des discriminations, inaugurée vendredi.

Agathe Lambret et Clarisse Martin

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