Xiaomi poursuit Washington pour sortir de la “liste noire” des Etats-Unis

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Xiaomi poursuit Washington pour sortir de la

Xiaomi compte bien se défendre face à Washington. Alors que le constructeur chinois a récemment été placé sur la “liste noire” de l’administration américaine, sa direction vient de déplacer le combat sur le terrain judiciaire en intentant une action en justice contre les autorités américaines. Celles-ci avaient rajouté Xiaomi sur la liste des sociétés soutenant le complexe militaro-industriel chinois et représentant un danger pour la sécurité des Etats-Unis en janvier dernier.

Dans sa plainte, la direction de Xiaomi fait valoir que cet ajout sur la “liste noire” des Etats-Unis lui cause “un préjudice immédiat et irréparable”, en lui coupant notamment l’accès aux marchés de capitaux américains. La direction du constructeur chinois explique également que ces restrictions interféreraient avec les relations commerciales de la société et sa capacité à mener et à développer ses activités, et qu’elles porteraient atteinte à sa réputation auprès de ses partenaires commerciaux et des consommateurs, tant aux États-Unis que dans le reste du monde.

Difficile de contredire l’état-major de Xiaomi sur ce point, au regard notamment des difficultés que rencontrent d’autres géants chinois, comme ZTE ou Huawei, depuis leur propre inscription sur la “liste noire” de Washington. Pour rappel, les entreprises figurant sur cette liste font l’objet depuis novembre dernier d’un décret qui interdit aux ressortissants américains de négocier et d’investir avec ces dernières. Conséquence : il sera impossible pour un ressortissant américain d’acheter des titres de Xiaomi à compter du 15 mars prochain.

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Une inscription politique ?

Reprenant à son compte la défense de Huawei, la direction de Xiaomi indique également dans sa plainte que son placement sur la “liste noire” de Washington s’est fait sur une base politique et n’est pas motivée par des faits concrets. Alors que Washington l’accuse de collusion avec le régime de Pékin, le constructeur indique que plus de 75% de ses droits de vote sont détenus par ses co-fondateurs Lei Jun et Bin Lin et que des fonds américains comme BlackRock et The Vanguard Group font partie de ses actionnaires.

La plainte de Xiaomi fait suite à la publication, le mois dernier, d’une déclaration de la direction du constructeur proclamant que celui-ci n’a rien à voir avec les autorités chinoises. Dans cette lettre ouverte, le géant chinois des télécommunications réaffirmait n’être pas une « entreprise militaire communiste chinoise », comme le laisse entendre de son côté la Maison blanche, en pleine guerre commerciale avec la Chine. Le constructeur ajoutait « opérer en conformité avec les lois et règlements pertinents des juridictions où il mène ses activités », comme l’expliquait sa direction, après son inscription sur la “liste noire” de Washington.

Dans cette “liste noire” se trouvent d’autres sociétés chinoises comme Advanced Micro-Fabrication Equipment, Luokong Technology, Beijing Zhongguancun Development Investment Center, Gowin Semiconductor, Grand China Aie, Global Tone Communication, China National Aviation Holding company ou encore Commercial Aircraft Corporation of China. Parmi les autres entreprises chinoises qui figuraient déjà sur la liste, on peut citer Huawei, Hikvision, Inspur, Panda Electronics et Semiconductor Manufacturing International Corporation.

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