Après la disparition de trois sauveteurs bénévoles de la station des Sables d’Olonne, qui ont péri ce matin lors d’une opération de sauvetage à un chalutier en détresse, le président de la SNSM fait part de sa très vice émotion : « Je suis très triste et mes pensées vont d’abord aux familles, qui sont les premières touchées. La famille des bénévoles est également touchée de plein fouet par cet évènement dramatique, ainsi que l’ensemble du monde maritime, où la SNSM représente un trait d’union entre tous », explique Xavier de la Gorce à la rédaction de Mer et Marine.

Le canot tout temps Patron Jack Morisseau s’est retourné après avoir appareillé pour tenter de porter secours à un bateau en détresse, sorti en mer malgré l’avis de tempête et les recommandations nombreuses à rester au port. Pas un touriste ou un vacancier inconscient, comme les sauveteurs en voient régulièrement, mais un professionnel de la mer. « Il ne s’agit en plus pas d’un plaisancier mais d’un pêcheur. Pourquoi les gens sortent-ils avec de telles conditions ? J’ai du mal à comprendre comment on peut prendre la mer quand les prévisions météo sont aussi défavorables. On le dit tous les jours aux usagers de la mer : soyez prudents, regardez la météo avant de partir, prenez un gilet de sauvetage, vérifiez qu’il y a assez d’essence, prévenez-vous proches que vous sortez… Nous martelons sans cesse ces conseils pour leur sécurité mais aussi parce que faire prendre des risques que l’on pourrait éviter à des sauveteurs bénévoles, c’est infiniment regrettable. C’est notre langage quotidien et ce message trouve aujourd’hui, et bien malheureusement, toute sa pertinence ».

Le président de la SNSM explique qu’il faudra tirer « toutes les leçons » de ce tragique évènement. Mais, dit-il, « l’heure n’est pas à la polémique. Elle est au recueillement car toute la communauté des sauveteurs est en deuil ».