Xavier Bertrand officialise sa candidature à la présidentielle de 2022 – Le Monde

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Xavier Bertrand, le 22 novembre 2019 à Nesle (Somme).

La politique s’apparente souvent à une course de vitesse. Surtout quand il s’agit de désigner la personne qui portera les couleurs de la droite à la prochaine présidentielle.

A ce jeu-là, Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, vient d’ouvrir le score. Dans un entretien à l’hebdomadaire Le Point mis en ligne mercredi 24 mars, il a pris ses concurrents de court en annonçant sans détour sa participation au scrutin de 2022. « Oui, je serai candidat », répond l’ancien ministre du travail. Quelques mots et une certitude, comme un défi lancé à tous ceux qui, au sein du parti Les Républicains (LR) et en dehors, souhaitent eux aussi porter les couleurs de la droite.

Certes, il s’agit là d’un secret de Polichinelle. Xavier Bertrand a envoyé des signaux, tous assez clairs, ici ou là lors de ses sorties médiatiques au cours des derniers mois, mais jamais il ne s’était déclaré de façon aussi transparente. « Je suis totalement déterminé. Dans la situation actuelle de la France, j’estime que c’est mon devoir », précise-t-il ainsi, jugeant bon de préciser d’emblée qu’il irait quoi qu’il arrive.

Une manière de répondre aux partisans, chez LR, d’une primaire pour départager les éventuels prétendants comme Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, qui dirige la région Auvergne-Rhônes-Alpes, ou encore l’ancien commissaire européen, Michel Barnier. « Je ne souhaite plus m’inscrire dans la logique d’un seul parti. Je ne participerai pas à une primaire. Je respecte celles et ceux qui ont une démarche différente et je travaillerai avec tous », explique encore Xavier Bertrand.

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Ses proches le répètent à l’infini : Emmanuel Macron ne l’a-t-il pas emporté en 2017 en se défiant de la primaire de la gauche à laquelle il n’a pas participé ? Ce même chef de l’Etat, qui a raflé nombre de voix d’électeurs de droite, et dont M. Bertrand doit à tout prix se distinguer. « Avec la crise du Covid, affirme-t-il, les Français ont compris que le centralisme parisien, que symbolise Emmanuel Macron, est fini et que la réponse se trouve dans les territoires. » Le président des Hauts-de-France, candidat à sa propre succession en juin prochain, qui se revendique d’une « droite sociale et populaire » propose d’ailleurs la « révolution par les territoires » à l’opposé de ce qu’il juge être la façon de gouverner d’Emmanuel Macron.

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