Washington autorise Qualcomm à vendre des puces 4G à Huawei

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Washington autorise Qualcomm à vendre des puces 4G à Huawei

Fait assez rare pour être souligné, l’administration américaine vient de retirer une épine dans le pied de Huawei. Les autorités américaine ont en effet accordé en fin de semaine dernière une licence au fondeur Qualcomm pour permettre à ce dernier de vendre des puces 4G au premier fabricant mondial de smartphone, heurté depuis plusieurs années par de lourdes sanctions imposées par l’administration Trump.

“Nous avons reçu une licence pour un certain nombre de produits, dont certains produits 4G”, a en effet confirmé une porte-parole de Qualcomm ce vendredi, après que Washington ait accordé au fondeur américain une exemption aux restrictions commerciales imposées à la firme de Shenzhen dans un contexte de tensions croissantes avec la Chine. Pour rappel, le gouvernement américain impose depuis cet automne à tous les fondeurs américains ou en relations commerciales avec des sociétés américaines de cesser de vendre des semi-conducteurs au géant chinois.

S’il s’agit là d’un desserrement de l’étau américain, celui-ci ne concernera toutefois que les smartphones 4G de Huawei, qui pourront de nouveau recevoir des puces Qualcomm. La direction de Huawei n’a pas encore indiqué quels produits seraient concernés par cet afflux de puces Qualcomm, précisant qu’il s’agirait uniquement de produits liés aux appareils mobiles.

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Une (petite) bouffée d’oxygène

Rappelons que Huawei, qui produit ses propres puces maisons, les Kirin, n’a jamais été un grand partenaire commerciale pour Qualcomm. Reste que le potentiel du géant chinois à concevoir ses propres puces fait depuis de nombreux mois les frais des sanctions américaines, qui bloquent son accès aux logiciels de conception de puces et aux outils de fabrication. Cette levée partielle des sanctions apparait donc comme une bouffée d’oxygène pour la firme de Shenzhen, alors même que son stock de puces acquises avant la mise en place effective de ces sanctions pourrait s’épuiser au début de l’année prochaine, paralysant son activité dans le domaine des smartphones.

D’autres fondeurs américains tels que Micron ont également été empêchées de commercer avec Huawei et ont déclaré avoir effectué des demandes de licences en attente auprès de Washington. Le fondeur américain Intel a de son côté indiqué avoir été autorisé à vendre une partie de sa production à Huawei.

Alors que la Maison Blanche basculera dans le camp démocrate d’ici au début d’année prochaine, la direction de Huawei fait actuellement des pieds et des mains pour obtenir une levée, même partielle, des sanctions américaines qui pèsent sur elles. Pour ne pas faire peser ces sanctions sur l’ensemble de ses branches, le géant chinois vient par ailleurs de céder sa marque de smartphones low-cost Honor à un conglomérat chinois composé pour une part par la municipalité de Shenzhen et d’autre part par des groupes chinois spécialisés dans la vente de produits technologiques. Une opération qui pourrait rapporter environ 15 milliards de dollars au géant chinois. De quoi lui permettre de tenir le choc dans l’attente d’un réchauffement des relations avec Washington.

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