«Virez la BRAV!»: Emmanuel Macron interpellé par un groupe de «gilets jaunes» pendant sa promenade – Le Figaro

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Le président de la République a été alpagué dans la soirée du 14-juillet alors qu’il se promenait avec Brigitte, sa femme, et son service de sécurité. Un groupe de personnes, dont certains se présentant comme des «gilets jaunes» l’ont accueilli avec des sifflets et des «Macron démission!».

Dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on peut voir un petit groupe l’entourer, l’un d’entre eux répétant instamment «virez la BRAV». La BRAV, ou Brigade de répression de la violence motorisée est une unité de police composée à la fois de policiers des compagnies d’intervention, spécialisée dans le maintien de l’ordre, et de motards chargés de les déplacer rapidement d’un point à un autre.

«Vous êtes mon employé»

Emmanuel Macron tente de répondre, «ce n’est pas le président de la République qui fait ça!», explique-t-il, tout en demandant de rester «cool», et de «ne pas crier». «Ça fait 18 mois qu’on est cool», lui répond-on.

Le président a été interrogé sur beaucoup d’autres sujets. Les passants lui ont fait part de leur étonnement de voir Patrick Balkany – condamné à de la prison ferme – danser à la fête de la musique, ou encore de voir Gérald Darmanin nommé au ministère de l’Intérieur. «Vous avez mis au gouvernement un ministre de l’Intérieur présumé violeur», accuse l’un d’entre eux. «J’ai répondu tout à l’heure», lui répond le chef de l’État, faisant allusion à l’interview qu’il avait donnée un peu plus tôt dans la journée.

Sur les images on peut voir Emmanuel Macron passablement irrité d’être ainsi interpellé sans pouvoir répondre à ses détracteurs. Il commence par souhaiter un «joyeux 14-juillet» ironique à la foule, ajoutant «vous pouvez vous égosiller, il y a une démocratie» avant de discuter avec un petit groupe. «Soyez cool, on est jour férié, je me balade avec mon épouse et vous m’interpellez», a-t-il lancé. «Vous êtes mon employé», lui répond derechef son interlocuteur.

Sur la fin de la discussion s’apaise. «Le sentiment d’injustice je l’entend», dit-il. Son interlocuteur principal, virulent tout au long de l’échange, finit par remercier le chef de l’Etat de s’être arrêté, «merci d’avoir pris du temps, pourtant je ne vote pas pour vous», dit-il. Le passant semble lui-même étonné, «Je n’arrive même pas à le maudire!», s’exclame-t-il.

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