Lutter contre les violences scolaires est l’une des préoccupations principales de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation. Alors que le plan d’action contre les violences scolaires lancé à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un élève en train de menacer sa professeur avec une arme factice dans un lycée de Créteil doit bientôt être dévoilé, le Parisien révèle que « le groupe de travail qui planche sur le dossier doit remettre en milieu de semaine prochaine une liste de mesures au ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer ».

Une mesure inspirée de la loi Ciotti

Cette mesure, qui s’inspire de la loi Ciotti relative à l’absentéisme scolaire et abrogée durant le mandat de François Hollande en 2013, a déjà été proposée au sein de la droite. Cette loi du député (alors UMP) des Alpes-Maritimes était apparue en 2011 et redonnait* la possibilité aux inspecteurs d’académie de sanctionner les familles des élèves trop souvent absents. Plus de 79 000 signalements avaient été faits et 619 allocations suspendues, avance le quotidien.

Avant Noël, Jean-Michel Blanquer avait évoqué la possibilité d’infliger des amendes aux familles dont les enfants sont impliqués dans les violences commises à l’école et « la possibilité d’avoir des établissements spécialisés  ».

Le ministre souhaitait développer les « sanctions de responsabilisation », qui ne représentent actuellement qu’1 % des sanctions prises par les établissements.

Concrètement, pour rendre possible cette mesure, les établissements scolaires devraient faire remonter les dossiers à l’inspection académique qui serait ensuite chargée de demander à la Caisse d’allocations familiales de cesser les versements. «  La simple menace est efficace auprès de la majorité des adultes », indique un familier du dossier au Parisien.

*En 2006 déjà, avec le contrat de responsabilité parentale, le président du conseil général pouvait demander à la CAF de couper les allocations aux parents d’élèves absentéistes ou troublant l’ordre dans l’établissement.