Vaucluse, France

France Bleu Vaucluse publie des documents exceptionnels : l’enregistrement des jappements des six louveteaux nés sur le Ventoux l’an passé et les premières images de ces louveteaux. Images et sons n’avaient jamais été rendus publics. Le photographe animalier et l’accompagnateur en montagne qui ont réalisé ces enregistrements gardent secrète la localisation de ces sons et images.

Les six louveteaux viennent renifler l’objectif prés d’os de mouflon

Les spécialistes sont formels : ces jeunes loups adolescents ont bien vu le jour sur le Ventoux. Le loup est installé sur plusieurs secteurs du Ventoux : le mont Serein, le Ventouret et le plateau de Sault vers Lagarde d’Apt et Saint Christol. Les images sont exceptionnelles : la caméra est fixée à un arbre près d’un sentier du Ventoux. Les louveteaux sortent des herbes pour s’approcher et renifler l’objectif.  Lenny Vidal un photographe animalier d’Avignon avait traqué pendant des mois ces louveteaux.

Il explique qu’il “avait trouvé des ossements de mouflons; c’est potentiellement le loup qui l’avait attaqué et c’était à proximité de beaucoup de crottes de loup. J’ai pas encore eu la chance de rencontrer en vrai un loup”. Lenny Vidal confie qu’il “n’avait pas encore vu d’images de jour et d’aussi bonne qualité. J’ai eu la chance qu’ils s’approchent. Ils ont du sentir mon odeur sur la caméra. Avoir six louveteaux qui viennent renifler le piège photo, c’est une sacrée satisfaction”.

Jappements des louvards en pleine nuit sur le Ventoux

Quelques semaines après l’enregistrement des images des louveteaux, un accompagnateur en montagne a réalisé à l’automne un enregistrement audio des jappements de la portée. Pierre Peyret reconnait “qu’à l’oreille il ne peut pas compter les louveteaux mais c’était clairement des louveteaux , pas des chiens car nous étions dans le Ventoux loin de toute habitation”. Pierre Peyret accompagnait des touristes dans un affût photo au cerf. Il s’était assoupi et vers une heure du matin, les jappements l’ont réveillé.

Le vice-président de l’association FERUS entend “distinctement des louvards à 200 ou 300 mètres dans l’obscurité, des jeunes inexpérimentés, des loups adolescents”. Il se méfie d’une analyse trop anthropomorphique mais explique que “ces jappements d’une famille soudée sont l’expression d’une satisfaction, d’une communion.”

Les spécialistes de l’ONCFS estiment que la moitié des louveteaux ne survivent pas à la première année. Les louveteaux captés sur les enregistrements audio et vidéo n’ont pas été aperçus depuis plusieurs mois. Un nouveau comptage des loups en Vaucluse et en France doit avoir lieu au printemps.