Les forces de l’ordre pourront continuer à faire usage des lanceurs de balles de défense pour maintenir l’ordre lors de manifestations. Le Conseil d’État, saisi par la CGT et la Ligue des droits de l’homme a tranché ce vendredi 1er février. 

“L’organisation des opérations de maintien de l’ordre mises en place lors des récentes manifestations ne (révèle) pas une intention des autorités de ne pas respecter les conditions d’usage, strictes, mises à l’utilisation de ces armes”, note le Conseil d’État dans un communiqué. Il estime par ailleurs que le risque de violences rend “nécessaire de permettre aux forces de l’ordre de recourir à ces armes“. 

L’utilisation de cette arme fait pourtant polémique depuis quelques semaines, en raison de sa dangerosité. Elle est notamment jugée responsable de plusieurs blessures graves infligées à des “gilets jaunes”, lors de manifestations. Selon les informations de RTL, les LBD sont mis en cause plus de 36 fois dans des plaintes déposées par des manifestants contre des policiers depuis le 17 novembre. Dans 19 cas, leur implication a été confirmée. 

Ces plaintes ont donné lieu à l’ouverture de 116 enquêtes par l‘IGPN, la police des polices. Celles-ci vont de simples insultes présumées des forces de l’ordre jusqu’aux blessures les plus graves recensées par les manifestants. Parmi elles, l’Inspection générale de la police nationale dénombre désormais 10 blessures irréversibles au yeux et une vingtaine de “gilets jaunes” en tout blessés à cet endroit. 

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