Vidéo : Alphabet, des salariés forment un syndicat sur fond de tensions chez Google

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Vidéo : Alphabet, des salariés forment un syndicat sur fond de tensions chez Google

Les équipes d’Alphabet, la maison mère de Google, viennent d’annoncer la formation du premier syndicat du groupe, ouvert à ses quelques 120 000 salariés. Ce syndicat, qui compte actuellement 226 membres, est soutenu par le Communications Workers of America (CWA), une fédération syndicale à laquelle il appartient. Le syndicat indique qu’il est composé de membres cotisants, d’un conseil d’administration élu et de personnel syndical rémunéré. Il est ouvert à tous les employés et entrepreneurs de toute entreprise d’Alphabet.

« Ce syndicat s’appuie sur des années de courageux travail de syndicalisation des travailleurs de Google », explique Nicki Anselmo, responsable du programme. « De la lutte contre la politique des “vrais noms” à l’opposition au Project Maven, en passant par la protestation contre les paiements de plusieurs millions de dollars versés à des cadres ayant commis des actes de harcèlement sexuel, nous avons vu de première main qu’Alphabet réagit lorsque nous agissons collectivement », raconte ce dernier.

« Notre nouveau syndicat offre une structure durable pour garantir que nos valeurs communes en tant qu’employés d’Alphabet soient respectées même après que les gros titres se soient effacés », explique-t-il. Avec la formation de ce nouveau syndicat, les salariés impliqués dans ce projet souhaitent revenir aux origines de Google, en rappelant que le mastodonte a commencé comme une petite entreprise de technologie tournant au mantra “Don’t Be Evil”, avant de devenir l’une des entreprises les plus influentes au monde.

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Un géant contesté

Malgré le poids international du géant américain, « la moitié des employés de Google dans les sociétés du groupe Alphabet sont embauchés en tant qu’intérimaires, vendeurs ou entrepreneurs – sans les avantages accordés aux employés à plein temps. Les cadres ont reçu des dizaines de millions de dollars en indemnités de départ après avoir été victimes de harcèlement sexuel documenté contre d’autres Googlers. Et la société a accepté des contrats gouvernementaux contraires à l’éthique, comme le ciblage de drones pour l’armée, tout en gardant la nature de cette technologie secrète, même pour les Googlers travaillant sur ces projets », expliquent les membres du syndicat.

Citant le licenciement du Dr Timnit Gebru, chercheur en intelligence artificielle chez Google, le syndicat explique que son départ avait provoqué l’indignation de milliers d’employés, écœurés par les actions de l’entreprise et loin d’être sûrs de voir leur avenir chez Google. Les membres du syndicat ont également évoqué le projet Maven, qui a été annulé après que des milliers d’employés de Google se sont engagés à ne pas travailler sur des technologies contraires à l’éthique.

« Les travailleurs qui se sont organisés pour mettre fin à ces tendances ont été victimes d’intimidation, de répression et de licenciements manifestement illégaux, comme l’a récemment confirmé le Conseil national des relations du travail. Au lieu d’écouter les travailleurs, Google a engagé l’IRI, une entreprise anti-syndicale notoire, pour réprimer leur organisation. C’est ainsi que les dirigeants de Google ont choisi d’interagir avec les travailleurs », poursuit la déclaration du syndicat. Et de rappeler que « la seule tactique pour garantir que les travailleurs sont respectés et entendus est l’action collective ».

Source : ZDNet.com

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