Vidéo : 6 tendances technologiques qui ont fait 2019

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Vidéo : 6 tendances technologiques qui ont fait 2019

2019 ne pourrait s’achever sans analyser les tendances et technologies qui ont influencées les entreprises cette année. 6 technologies se sont distinguées dans notre classement, les voici.

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Cloud Computing : le multi-cloud devient la norme

Début 2019, le multi-cloud est plus une théorie qu’une réalité. Evidemment, les fournisseurs de Cloud veulent que leurs services soient entièrement intégrés à l’infrastructure de leurs clients, mais les entreprises préfèrent conserver leur influence. Par conséquent, le multi-cloud remplace le Cloud hybride comme architecture actuelle.

Alors que 2019 touche à sa fin, l’utopie multi-cloud n’est pas forcément plus proche, mais quelques étapes importantes ont été franchies, comme la décision de Dell Technologies de placer VMware au centre de sa plateforme cloud, l’achat de Red Hat par IBM et la concurrence plutôt saine entre les trois géants du Cloud en termes de recherche dans les domaines des analytics, du machine learning et de l’intelligence artificielle.

2019 restera l’année où les bases de la construction du multi-cloud ont été posées. Sur d’autres aspects, le Cloud s’est développé à un rythme effréné. AWS a développé des processeurs compétitifs afin de pouvoir faire fonctionner sa propre infrastructure, Microsoft consolide sa place de numéro deux et Google Cloud Platform, sous la direction de Thomas Kurian, son PDG, construit son propre terrain de jeu.

5G : la lente progression vers la grande vitesse 

La technologie 5G promet des vitesses de 10 à 100 fois supérieures à celles de la 4G, une latence ultra-faible et la possibilité de connecter à Internet un nombre de dispositifs beaucoup plus important que les réseaux existants.

Ces réseaux mobiles nouvelle génération, en plus de transformer le monde des affaires, feront progresser l’évolution des technologies comme les véhicules autonomes, l’Internet des objets (IoT), l’informatique de pointe, l’analyse de données et la télémédecine. Dès fin 2018 et plus encore en 2019, les opérateurs ont déployé les premiers réseaux 5G commerciaux et les fabricants ont lancé les premiers téléphones 5G.

En France, la 5G va progressivement être déployée, et les prix de réserve d’attribution des fréquences ont été dévoilées la semaine dernière. Rappelons que l’instruction des dossiers présentés par les opérateurs devrait débuter au cours du mois de mars prochain sous l’égide de l’Arcep.

Ensuite, l’Autorité rendra ses arbitrages et attribuera les premiers blocs fixes de fréquences 5G, avant de procéder aux enchères à proprement parler au cours du mois de mai, puis de finaliser l’ensemble de la procédure au cours du mois de juin prochain.

Malheureusement, nous sommes encore loin d’atteindre le plein potentiel de la 5G, la transition de la 4G à la 5G prendra de nombreuses années. GSMA Intelligence, l’organe de recherche de l’association professionnelle des opérateurs mobiles GSMA, estime que même d’ici 2025, la 5G ne représentera que 15 % des connexions cellulaires (à l’exclusion des dispositifs IoT cellulaires).

On se souviendra de 2019 comme l’année où la 5G a fait ses premiers pour le grand public, mais il reste encore un long chemin à parcourir avant d’avoir tous une connexion de 2 Go par seconde sur nos téléphones.

Sécurité : les ransomware sont de plus en plus vicieux

Les ransomwares existent depuis maintenant 30 ans, mais plus ils prennent de l’âge, plus ils deviennent mauvais. Chiffrer des PC de particuliers n’est plus un moyen suffisant de rapporter de l’argent pour les pirates qui cherchent aujourd’hui à chiffrer des réseaux entiers d’appareils.

En résultent évidemment un meilleur butin pour les criminels – mais surtout plus d’ennuis pour les entreprises et organisations qui en sont victimes. Tout au long de l’année, de nombreuses villes ont été touchées, de Johannesburg à la Nouvelle-Orléans, ainsi que des hôpitaux et des entreprises plus ou moins grandes. Les collectivités locales, en particulier aux États-Unis, ont particulièrement souffert cette année.

Les ransomwares ont ciblé les serveurs, les réseaux de stockage et de sauvegarde, et les criminels ont trouvé de nouveaux moyen d’étendre leurs malwares. S’ajoute le fait que les anciens ransomware ne disparaissent pas pour autant – WannaCry infecte toujours des PC et des victimes payent toujours la rançon.

Mais il n’y a pas que des mauvaises nouvelles, puisque des outils de déchiffrement des ransomwares ont permis d’éviter à des victimes de verser la rançon, permettant d’éviter que 100 millions de dollars reviennent aux criminels. Malgré tout, avec de grosses récompenses à la clé et peu de chances d’être pris, le problème des ransomwares risque de continuer à s’aggraver.

Ecrans pliables : une nouvelle mode, mais pas encore la tendance 

Les écrans flexibles, enroulables ou pliables existent depuis des années, mais 2019 a vu arriver les premiers smartphone pliables, et ainsi un nouveau pas vers un avenir “post-PC”. 

Samsung a été le premier à mettre en lumière cette technologie avec son Galaxy Fold, annoncé en février pour une mise en vente prévue initialement en avril. Malheureusement, la marque a dû retarder le lancement du modèle après les révélations de plusieurs médias sur des écrans défectueux, voire cassés, sur les appareils qu’on leur avait envoyés.

Le Galaxy Fold a finalement été mis en vente en septembre au prix de 1 980 $. Huawei a suivi avec le Mate X, annoncé en février également, équipé de trois caméras et trois écrans, et prenant en charge la 5G, pour le prix exorbitant de 2 600 $. Il a été mis en vente en octobre, mais est pour l’instant uniquement disponible en Chine.

En novembre, Motorola a relancé sa gamme Razr en présentant un téléphone pliable. Les pré-commandes du nouveau Razr au prix de 1 500 $ commencent le 26 décembre et les ventes le 9 janvier 2020 aux Etats-Unis.

Compte tenu des débuts difficiles du Galaxy Fold, des limitations de sortie du Mate X et du prix “Premium” des trois smartphones, les téléphones pliables pourraient être considérés des gadgets pour amateurs fortunés, plus que comme un produit d’avenir.

Pourtant, la vague d’annonces d’appareils pliables, de rumeurs et de dépôts de brevets par des entreprises comme Xiaomi, TCL, LG, Lenovo, Apple ou Google démontre un intérêt envers la technologie de l’écran pliable. Contrairement à ce que les experts prédisaient, 2019 n’a pas été l’année où les appareils pliables ont remplacé le combo téléphone/ordinateur portable, mais bien la première année où l’on a envisagé un avenir pliable.

Chine : la politique de la supply chain

Malgré un léger refroidissement des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis à la fin de l’année 2019, le conflit promet déjà un héritage durable qui coupera de plus en plus le monde en deux.

Si Huawei était déjà interdit en Australie depuis 2012, les Etats-Unis suivent cette année, et rattrapent le temps perdu. Le revers de la médaille, c’est que Huawei est maintenant capable de créer des appareils sans utiliser de composants américains.

La guerre commerciale commencée en 2019 trouve également son écho dans “la vie réelle”, des affaires judiciaires ayant eu cours tout au long de l’année, notamment l’assignation à résidence de la directrice financière et fille du fondateur de Huawei, Meng Wanzhou, et les deux canadiens toujours détenus dans une prison chinoise en guise de représailles.

Faire des affaires en Chine a toujours été une question épineuse, quand il s’agit d’accommoder Pékin. En effet, les entreprises aspirent à exploiter le marché de plus d’un milliard d’utilisateurs potentiels. Mais la situation ne montre guère de signes d’amélioration.

Informatique quantique : les débuts 

De nombreuses annonces spectaculaires ont été entendues cette année dans le domaine de l’informatique quantique. IBM a lancé le sujet au CES avec son système intégré pour l’informatique quantique, suivi plus tard dans l’année de l’annonce d’un ordinateur quantique de 53 bits et d’un nouveau centre de calcul quantique abritant dans l’état de New York 14 ordinateurs quantiques.

Mais c’est Google qui a le plus retenu l’attention en prétendant avoir atteint la “suprématie quantique” en utilisant son ordinateur quantique pour résoudre un problème insolvable par un ordinateur classique.

Cette année a également été marquée par les premières utilisations de l’informatique quantique par des entreprises – notamment Volkswagen et D-Wave, dans le cadre d’un projet à Lisbonne, pour l’optimisation d’itinéraires de bus. L’informatique quantique sera probablement intégrée aux services de cloud computing, du moins dans un premier temps, et Microsoft et AWS ont fait part de leur enthousiasme sur le sujet.

On est encore au tout début de l’informatique quantique, mais l’engouement pour cette technologie sera de plus en plus croissant…

Source : ZDNet.com

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