Vesoul. Procès Daval : à l’abri des regards, Jonathann s’écroule en pleurs dans les bras de ses … – Est Républicain

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L’instant n’a duré que quelques minutes et ne se raconte que difficilement. Devant les proches de la victime, devant sa propre famille, et devant les journalistes de la France entière, Jonathann Daval vient d’être condamné à 25 ans de réclusion pour meurtre de son épouse Alexia, ce samedi devant la cour d’assises de Haute-Saône.

Fidèle à lui-même, l’informaticien est resté stoïque. “Il s’y attendait, il s’y était préparé. J’ai passé mon temps à le regarder durant ce procès… Quand il y a eu l’annonce, je lui ai fait un signe de tête, il m’a répondu. On s’est compris, il est satisfait”, confie sa mère Martine Henry, éprouvée par cet interminable procès.

“On s’est retrouvé les trois et on s’est pris dans les bras”

“On a ensuite été autorisé à aller le voir. On nous a amenés auprès de lui, il y avait juste les gardiens”, raconte-t-elle. Son mari Florent, le papa de coeur de Jonathann, l’a accompagnée.

“On s’est retrouvé les trois et on s’est pris dans les bras. On ne s’est pas dit grand-chose. On a surtout pleuré… On en avait besoin, et Jonathann aussi”, relate Martine. Une demi-heure plus tard, alors qu’elle se confie à L’Est Républicain, l’évocation de cette scène lui brouille à nouveau les yeux.

Première étreinte depuis neuf mois

“C’était un moment très émotionnel. On n’a pas besoin de beaucoup se parler, on se comprend”, confirme Florent Henry, le second père de Jonathann.

Ses parents lui rendent visite chaque semaine en maison d’arrêt de Dijon, mais voilà neuf mois que Martine n’avait plus ni étreint, ni même effleuré le bras ou la main de son fils. “Depuis le premier confinement, il ont mis des vitres aux parloirs, avec douze petits trous pour qu’on puisse s’entendre, et c’est tout”.

“Je serai toujours là pour lui”

La veille à la barre, Martine Henry avait expliqué avec émotion et spontanéité son ressenti de maman : “Je l’ai porté, mis au monde. C’est ma chair. On n’accepte pas ce qu’il a fait, ce n’est pas pardonnable, mais je serai toujours là pour lui”.

Ce samedi soir, elle le confirme avec un faible sourire : “La peine qu’il a eue, il la mérite. Il fallait que la justice se fasse pour les parents d’Alexia, pour lui-même et pour tout le monde. On va continuer à vivre au jour le jour et à aller le voir en prison. C’est notre vie, désormais”.

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