Vers un 3e confinement ? Neuf départements du Grand Est sur dix au-dessus du seuil d’alerte maximale – actu.fr

Spread the love
  • Yum
Les taux d'incidence par département dans la région Grand Est.
Les taux d’incidence par département dans la région Grand Est. (©Lorraine Actu/ Mapchart)

Ils étaient huit ce week-end, ils sont désormais neuf départements sur dix de la région Grand Est à être au-dessus du seuil d’alerte maximale de 250 cas pour 100 000 habitants, selon les chiffres de l’ARS publiés mardi 30 mars 2021.

La vague continue de monter dans la région où le taux d’incidence grimpe dans les dix départements – dont un, l’Aube, est sous le régime de confinement -, et alors que le taux d’occupation en réanimation dépasse désormais les 96%.

Cette dégradation sanitaire dans l’est de la France s’observe tandis qu’une prise de parole d’Emmanuel Macron pourrait avoir lieu mercredi soir à la télévision, selon plusieurs médias. 

À lire aussi

La quasi totalité des départements au-dessus de 300

Le taux d’incidence est au-dessus de 300 cas pour 100 000 habitants dans la quasi totalité des départements à l’exception du Bas-Rhin, qui s’en approche, et du Haut-Rhin. L’Alsace est globalement plus épargnée pour l’instant que le reste du Grand Est.

L’Aube se démarque avec un taux d’incidence le plus élevé, qui continue de grimper malgré le confinement, à 538.

Les taux d’incidence par département, au 30 mars 2021

  • Aube : 538 cas pour 100 000 habitants
  • Meuse : 343
  • Marne : 324
  • Haute-Marne : 309
  • Moselle : 305
  • Meurthe-et-Moselle : 305
  • Vosges : 305
  • Bas-Rhin : 273
  • Haut-Rhin : 189

À lire aussi

Le maire de Nancy défend un confinement strict

C’est le premier élu d’une grande ville du Grand Est à prendre de nouveau position pour un confinement strict. Mathieu Klein, maire (PS) de Nancy a défendu mardi soir un confinement « strict et court », « seule voie possible » pour faire face à cette troisième vague. 

Selon lui, les écoles doivent aussi fermer jusqu’à la fin des vacances de printemps. Il s’est alarmé de la saturation des lits de réanimation au CHRU de Nancy après les alertes du chef de service des réanimations ou encore du Pr Rabaud

Des responsables des services de réanimation de Nancy, Metz, Epinal ou encore Reims ont aussi réclamé dans une tribune publiée ce mardi des actions plus fortes au chef de l’Etat Emmanuel Macron, considérant qu’il devait confiner comme en mars 2020. Ils dénoncent aussi le « tri » qu’ils vont devoir faire entre patients. 

Lits de réanimations en plus, transferts et vaccination

Les services de réanimation sont pleins à tel point que l’ARS a annoncé le déploiement de 60 nouveaux lits dans les hôpitaux de la région : 20 lits en Lorraine, 20 en Alsace et 20 en Champagne-Ardenne. 

Les transferts quant à eux continuent mais sont moins intenses qu’il y a un an. En Moselle, où les hôpitaux sont aussi à quasi saturation, des malades continuent d’être transférés vers Strasbourg et le gouvernement luxembourgeois a annoncé la prise en charge d’un patient mosellan mardi soir. 

La vaccination continue de se déployer. Dans le Grand Est, 725 939 personnes ont reçu au moins une dose, soit 13,2% de la population régionale. Mais ce n’est pas assez, rappelle le Pr Rabaud à Lorraine Actu, qui estime qu’il faut une couverture d’au moins 60% pour pouvoir « souffler » et relâcher des mesures de restrictions. 

Leave a Reply

%d bloggers like this: