Variante du coronavirus au Royaume-Uni : les Français de Londres pourront rentrer pour Noël – Le Parisien

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Ce mardi 22 décembre à minuit, le Royaume-Uni devait sortir un peu de son isolement forcé pour cause de nouvelle variante du coronavirus. Après 48 heures de blocus sanitaire depuis dimanche, la France a annoncé dans la soirée, en concertation avec ses partenaires européens, une reprise, partielle et très contrôlée, des voyages entre la Grande-Bretagne et le continent. A la condition expresse de présenter, à l’embarquement dans les gares, aéroports et ports, un test négatif au Covid-19 datant de moins de 72 heures. Les ressortissants français, notamment, vont ainsi pouvoir regagner l’Hexagone, mettant fin à de longues heures d’angoisse ou de déprime pour nombre de travailleurs – routiers compris – ou étudiants résidant sur le sol britannique (quelque 250 000 Français rien qu’à Londres) qui croyaient voir s’envoler leurs projets de réveillon familial pour Noël.

La mesure, coordonnée entre les Vingt-Sept lors d’une longue réunion des ambassadeurs à Bruxelles mardi, concerne aussi les ressortissants de l’espace européen, ainsi que les Britanniques et ressortissants de pays tiers résidant habituellement en France ou dans l’Union européenne. Le communiqué de Matignon prévoit aussi une reprise, très attendue en cette veille de fêtes, pour le trafic marchandise s. « La France a une situation particulière, elle forme une sorte de hub où passent 80 % des marchandises venant du Royaume-Uni vers toute l’Europe, notamment via le tunnel sous la Manche », souligne Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Les tests antigéniques autorisés

Dès ce mercredi matin, les avions, les trains Eurostar et les ferrys devaient donc reprendre du service. « Nous avions encouragé dès dimanche soir, via notre ambassade, nos ressortissants à réaliser des tests PCR pour être sûrs d’avoir les résultats au plus vite », précise Clément Beaune. En tout état de cause, pour « fluidifier » les départs, les autorités françaises autorisent les tests antigéniques, moins coûteux et surtout plus rapides, mais considérés comme moins fiables que les PCR. Une liste des tests antigéniques « validés par les autorités sanitaires et opérationnels en Grande-Bretagne » a été diffusée dès mardi soir à la communauté expatriée par l’ambassade et les consulats.

Ces derniers jours, plusieurs expatriés avaient d’ailleurs mis en cause le coût élevé des tests en Angleterre, atteignant 100 à 200 livres (entre 110 et 220 euros), certains se disant même résignés à renoncer à un retour en France à cause de ce coût. Si le gouvernement français n’envisage pas de mesure de gratuité, il précise néanmoins qu’il est prêt à veiller, par l’intermédiaire de ses services consulaires, à d’éventuelles situations sensibles.

Un défi logistique dans le cas des chauffeurs routiers

Reste le cas, plus délicat, des chauffeurs routiers. Ces derniers, français ou d’autres nationalités, sont évidemment concernés par la reprise du trafic marchandise, mais encore faut-il passer à la phase opérationnelle. En clair, organiser la réalisation des tests pour des centaines et des centaines de camionneurs actuellement bloqués sur des parkings ou le long des routes du Kent, en direction du port de Douvres. Il y a là un défi logistique à relever en un temps record par les autorités britanniques, des cargaisons de denrées périssables – produits de la mer notamment – se trouvant parfois déjà en situation urgente.

Enfin, si l’Allemagne a déjà annoncé qu’elle s’alignait sur le protocole dévoilé par Paris, il n’est pas certain que tous les pays européens – dont certains, comme l’Italie, ont pris des mesures strictes de coupure avec la Grande-Bretagne – assouplissent autant le blocus sanitaire. De nouvelles décisions devraient être annoncées ce mercredi.

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