Vaccination des soignants et enfants, 3e dose : ce qu’il faut retenir des annonces d’Olivier Véran – actu.fr

Spread the love
  • Yum
Une 3e dose va être être proposée dès le 13 septembre aux résidents des Ehpad.
Une 3e dose va être être proposée dès le 13 septembre aux résidents des Ehpad. (©Mufid Majnun / Unsplash)

C’est bel et bien déjà la rentrée, à en juger par les prises de parole successives des membres du gouvernement. Après Jean Castex qui a dévoilé la date d’une 3e dose disponible pour les résidents d’Ehpad, Jean-Michel Blanquer qui a précisé les conditions de la rentrée scolaire, c’était au tour d’Olivier Véran de faire le point sur la situation sanitaire en France.

Ce qu’il faut retenir de l’intervention du ministre de la Santé, ce jeudi 26 août 2021, qui se trouvait en présence de François Angoulvant, pédiatre, membre de la Société Française de Pédiatrie (SFP) et d’Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19.

À lire aussi

Stabilisation mais incertitudes liées à la rentrée

Revenant sur les conditions de développement de la 4e vague en juillet, dans un contexte de diffusion du variant Delta, Olivier Véran a indiqué que plus de 11 000 personnes sont actuellement hospitalisées du Covid-19 et près de 2 200 personnes se trouvent en réanimation ce jeudi, prévoyant une « stabilisation pour les jours et semaines à venir », tout en précisant que la situation reste tendue dans les hôpitaux des Bouches-du-Rhône et d’Occitanie.

« La 4e vague n’est pas encore dernière nous mais elle tend à diminuer, avec une zone d’incertitude liée à la rentrée », a précisé le ministre. « En métropole, nous avons évité le pire », a-t-il indiqué, rappelant que cette 4e vague touche principalement « des patients non-vaccinés ».

À lire aussi

Situation en Outre-mer

« Dans les Antilles, les dégâts sanitaires sont considérables », a regretté le ministre, déplorant un manque de vaccination de la population. 

« Nous allons encore renforcer le soutien et réaliser d’autres évacuations sanitaires », a précisé Olivier Véran, reconnaissant qu’il faudra encore « plusieurs semaines pour que la pression hospitalière se stabilise ».

Pass sanitaire

Le ministre s’est également réjouit des jusqu’à 6 millions de tests réalisés par semaine depuis l’instauration du pass sanitaire.

Il a rappelé que le pass sanitaire a permis de passer l’été sans confinement, et ce, malgré la présence du variant Delta.

Pas de vaccination pour les mineurs

Olivier Véran a évoqué la vaccination des moins de 12 ans, pas autorisée jusqu’à maintenant. Les études sont en cours, a indiqué le ministre, et elles ne devraient pas aboutir tout de suite, ce qui veut dire que les mineurs de moins de 12 ans ne sont pas prêts d’être éligibles à la vaccination. 

Toutefois, face aux inquiétudes, notamment après le décès du Covid-19 d’un nouveau-né en Occitanie, Olivier Véran a rappelé qu’il s’agissait de cas rares et que les contaminations proviennent des adultes. « Pour protéger les bébés, il faut vacciner les femmes enceintes », a-t-il insisté.

Le professeur François Angoulvant a ensuite dressé le bilan des connaissances liées à l’impact du variant Delta chez les enfants. Peu d’enfants sont hospitalisés en réanimation, a constaté le pédiatre, avec seuls quelques cas rares de cas graves chez l’enfant. Le variant Delta n’est ainsi pas plus sévère que les précédents variants selon les données scientifiques.

Pour protéger les enfants, la vaccination des adultes et adolescents reste la meilleure protection, a-t-il indiqué.

À lire aussi

50 millions de primo-vaccinés début septembre

« Nous serons aux 50 millions au début de la première semaine de septembre », a ensuite estimé Olivier Véran, satisfait malgré un objectif de 50 millions de primo-vaccinés fixé à la fin août. « Nous souhaitons aller au-delà », et avec la vaccination des adolescents déployée à l’école à la rentrée, ce chiffre devrait largement progresser.

« Mais la priorité des priorités, ce sont les 2 millions de Français âgés ou malades pas encore vaccinés », a souligné le ministre.

Pourquoi une 3e dose ? 

Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19, est ensuite intervenue pour rappeler qu’une 3e dose avait du sens pour booster le système immunitaire des vaccinés, pour continuer à être bien protégé face au Covid-19 en augmentant « la concentration en anticorps qui diminue avec le temps ».

Proposé dans un premier temps aux personnes de plus de 65 ans et plus et/ou aux personnes les plus fragiles, ce rappel pourrait par la suite être proposé de manière plus large, a estimé l’infectiologue.

Tant qu’on aura pas vacciné l’ensemble de la population, nous restons à la merci des variants.

Odile LaunayInfectiologue et membre du comité vaccin Covid-19

18 millions de Français concernés par une 3e dose

Sont concernés par ce rappel 18 millions de Français de 65 ans et plus ou personnes les plus fragiles, a rappelé Olivier Véran. Les résidents d’Ehpad pourront faire ce rappel à partir de la mi-septembre (autour du 13, voire le 11, selon le document présenté en conférence de presse), pour une campagne de vaccination qui durera 4 semaines.

Pour les autres personnes concernées par cette 3e dose, elles pourront prendre rendez-vous dès le lundi 30 août, pour une injection de 3e dose à partir du 1er septembre.  Entre la 2e et la 3e dose, il faudra attendre un délai de 6 mois.

Cela veut dire qu’il faudra attendre « courant octobre » pour la majeure partie des gens concernés. Après le 23 octobre, ce rappel pourra être effectué en même temps que la vaccination contre la grippe.

Olivier Véran a ajouté que cette 3e dose n’aurait aucun impact sur le pass sanitaire.

Vaccination des soignants

A compter du 15 septembre, les professionnels médicaux et paramédicaux devront justifier d’une première injection du vaccin pour pouvoir continuer à travailler, a rappelé le ministre. A partir du 15 octobre, ils devront justifier d’un schéma vaccinal complet.

« Pour tous les autres, la loi s’appliquera », a insisté le ministre, en indiquant qu’il restait une dizaine de pourcent de professionnels pas encore vaccinés à ce jour.

« Le refus de se vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie », et des contrôles seront menés en cas de doute, a-t-il insisté, invitant de nouveau les soignants à prendre rendez-vous.

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Leave a Reply

%d bloggers like this: