Vaccination : comment va fonctionner le comité de citoyens tirés au sort, déjà contesté ? – Le Figaro

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Dans un souci de «transparence», l’exécutif souhaite s’appuyer sur un collectif de 35 citoyens chargés de suivre sa politique vaccinale grand public à partir du 16 janvier.

«Gadget», «dernière trouvaille pour amuser la galerie», symbole d’une «dérive kafkaïenne»… Voulu par Emmanuel Macron pour éviter les procès en manque de transparence, le comité de trente-cinq citoyens tirés au sort pour suivre la stratégie vaccinale de l’exécutif a déjà été critiqué par des représentants de l’opposition, de Marine Le Pen à l’écologiste Yannick Jadot. De quoi s’agit-il ?

● Un comité citoyen au travail dès le 16 janvier, jusqu’à cet automne

Une semaine après le début de la campagne vaccinale contre le Covid-19, trente-cinq citoyens doivent être tirés au sort d’ici le 10 janvier par l’institut de sondages IRS Quality. Leur objectif, à grand renfort de réunions et d’auditions : assurer, à partir du 16 janvier, la préparation puis le suivi de la vaccination grand public, troisième et ultime étape du plan du gouvernement, en lien avec le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

Ces travaux seront encadrés par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), assemblée consultative envisagée par l’exécutif comme une «chambre de la participation citoyenne». Le bilan de ce groupe de travail doit être rendu à l’automne, explique le Cese au Figaro. Cette initiative marque le retour du tirage au sort, procédure déjà éprouvée pour constituer la Convention citoyenne pour le climat autour de 150 citoyens.

● Des «observations» et des «recommandations»

Ce comité citoyen sera chargé d’«émettre des observations et de formuler des recommandations sur la politique vaccinale», a prévenu le premier ministre, Jean Castex, en présentant sa stratégie vaccinale le 16 décembre dernier, devant les députés.

Questionnements et craintes pourront aussi être exprimés par les citoyens, qui pourront «interpeller (le ministre de la Santé) Olivier Véran ou le professeur Alain Fischer», a indiqué samedi, dans Le Parisien, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Ce collectif pourra s’appuyer sur la plateforme numérique de consultation du grand public, qui sera lancée en janvier.

● Un panel le plus représentatif possible de la population

Afin que le panel soit le plus représentatif possible de la population, sa composition respectera des critères : âge, genre, région de résidence, niveau de diplôme, catégorie socioprofessionnelle et type de domicile. La défiance à l’égard des vaccins des Français tirés au sort sera aussi mesurée en amont, à travers la question suivante : «Avez-vous l’intention de vous faire vacciner dans l’année 2021 contre le Covid-19 ?».

Les citoyens devront classer leur réponse sur une échelle de 1 à 5, afin d’«assurer la diversité au sein du collectif citoyen», explique le Cese. Une majorité de Français (58%, +8 points en un mois) déclarent qu’ils ne se feront pas vacciner contre le Covid-19, selon un récent sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo.

● L’une des multiples instances consultatives sur la vaccination

Ce collectif fait partie du maquis d’instances associées aux décisions sur le déploiement des vaccins – Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, comité scientifique, comité citoyen, comité des professionnels de santé, comité d’élus, comité de la société civile.

«La vaccination doit se faire de manière claire et transparente, en partageant les informations à chaque étape», a insisté le chef de l’État dans son allocution du 24 novembre dernier, en esquissant les contours du «collectif citoyen». «Ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas.»

À VOIR AUSSI – «C’est du foutage de gueule»: Yannick Jadot fustige la création d’un «collectif citoyens» sur la vaccination

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