Vaccination: comment les médecins vont s’assurer de la bonne foi des patients sans certificat médical – BFMTV

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La vaccination va être étendue ce samedi à toutes les personnes de plus de 18 ans souffrant d’une maladie chronique.

4 millions de Français supplémentaires pourront se faire vacciner contre le Covid-19 à partir de ce samedi, a annoncé Olivier Véran ce vendredi. Cet élargissement de la campagne de vaccination concerne les plus de 18 ans sujets à des maladies chroniques, telles que l’obésité, l’hypertension ou encore le diabète et l’insuffisance rénale.

“Vous avez 18 ans ou plus et vous êtes vulnérable: dès ce week-end, vous pouvez vous faire vacciner. Prenez rendez-vous sur sante.fr”, a confirmé Emmanuel Macron sur son compte Twitter, en même temps que l’ouverture de la vaccination à toutes les personnes de plus de 50 ans.

Pas de justificatif à fournir

Une vaccination qui, à partir de 18 ans, ne devra pas être justifiée par un certificat médical ni un justificatif.

“Cela se fera sur la base de la déclaration simple, sur la base de la confiance”, a indiqué le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran à BFMTV.

La liste des comorbidités et maladies chroniques rendant leur détenteur éligible à la vaccination est consultable ici.

“On fait confiance aux gens, on pourra évidemment changer de position si c’est nécessaire”, a précisé Olivier Véran.

Consultations prévaccinale

Charge aux médecins de vérifier la bonne foi des patients en cas de doute sur leur réelle éligibilité.

“Chaque fois, il y a une consultation prévaccinale, une consultation où l’on fait le point sur l’éligibilité, où on signe un certificat d’éligibilité”, explique à BFMTV le médecin référent du vaccinodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, Alain Jami.

“On demande aux gens éventuellement de nous montrer leurs ordonnances, de nous expliquer comment les choses se passent pour eux par rapport à leurs antécédents”, poursuit-il.

Si d’aventure quelqu’un se rend dans un centre pour se faire vacciner sans présenter de maladie chronique avérée, Alain Jami explique faire oeuvre de pédagogie: “On leur dit que leur tour va venir et qu’on sera amené à les vacciner quand elles rentreront dans les critères.”

“Responsabilisation des gens”

Le Dr Michel Chassang, généraliste et président d’honneur de la Confédération des syndicats médicaux, se montre optimiste quant à la bonne foi des personnes qui se présenteront pour se faire vacciner.

“Si vous êtes asthmatique, vous dites que vous êtes asthmatique, si vous avez une ordonnance prouvant des prescriptions en rapport avec cette maladie, c’est mieux, et puis un médecin sait déceler un certain nombre de choses. Durant l’interrogatoire, on sait déceler si la personne ment ou ne ment pas”, a-t-il fait valoir ce vendredi sur BFMTV, avant de s’interroger sur “l’intérêt” d’un mensonge pour se faire vacciner. “Je crois beaucoup à la responsabilisation des gens”, conclut-il.

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“On vérifie les comorbidités, on interroge les patients… On se rend bien compte si un patient a réellement des comorbidités, parce que s’il a des comorbidités, il est suivi à l’hôpital, il a des ordonnances, il a une bonne connaissance de sa pathologie. Quelqu’un qui vous raconte une histoire, il se recoupe, il ne sait pas trop que dire”, croit savoir Marc Baillargeat, médecin et responsable médical du centre de vaccination de la mairie du XVIIe arrondissement de Paris.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV

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