Vaccin obligatoire, pass sanitaire… Les questions auxquelles Macron va répondre ce lundi soir – BFMTV

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Face à la progression du variant dans l’Hexagone, Emmanuel Macron doit annoncer ce lundi soir de nouvelles mesures pour lutter contre l’épidémie. Et peut-être donner quelques perspectives pour la fin de son mandat.

C’est à nouveau l’heure des choix pour Emmanuel Macron. Confronté une fois de plus à une dégradation de la situation sanitaire, en raison de la diffusion du plus contagieux variant Delta, le président de la République réunit ce lundi à 10h un nouveau Conseil de défense sanitaire, avant de s’adresser aux Français à 20h.

Certains des ministres conviés ce matin ne savaient pas, dimanche soir, ce que le président de la République avait prévu d’annoncer, selon les informations de BFMTV. Mais le chef de l’État est attendu sur plusieurs questions.

• Faut-il mettre en place la vaccination obligatoire pour les soignants?

Depuis le début de la campagne vaccinale, Emmanuel Macron s’est toujours opposé à rendre la vaccination obligatoire. Mais aujourd’hui, la réalité de l’épidémie le rattrape et le président de la République pourrait se laisser convaincre et rendre la vaccination obligatoire pour les soignants. D’autant que sur ce sujet, il y a une forme de consensus politique, à l’exception du RN et de La France insoumise.

Mais faut-il aller plus loin? Inclure toutes les personnes en contact avec les publics vulnérables, comme les aides à domicile? Dans son dernier avis, rendu public vendredi, le Conseil scientifique envisager d’étrendre l’obligation “à d’autres catégories, comme les ‘aidants’, le personnel des services à la personne ou l’ensemble des professionnels (non sanitaires) exposés et exposants à un risque pour autrui”.

La perspective d’une obligation généralisée à l’ensemble de la population semble écartée pour l’heure. “Je ne suis pas favorable à la vaccination obligatoire pour tous les Français”, a encore martelé le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce dimanche sur Radio J. “Ce n’est même pas une question d’hostilité, je fais la politique pour pouvoir mettre en place des mesures que je sais appliquer. (…) Aujourd’hui, ce n’est pas le cœurde notre réflexion très clairement.”

• Faut-il élargir le champ d’application du pass sanitaire?

Aujourd’hui, ce pass sanitaire est réservé aux événements rassemblant plus de 1000 personnes et aux discothèques? Sur ce terrain, le Conseil scientifique prône un abaissement de la jauge, ainsi que des “mesures partielles de restrictions” dans les zones géographiques les plus touchées, “y compris en juillet et août”.

Mais à ce stade, le président de la République ne semble pas vouloir l’appliquer de façon stricte dans les restaurants ou les cafés, comme le préconisent certains. “Je crois personnellement qu’il y a des activités de la vie courante, de la vie quotidienne, qui font aussi notre art de vivre, qu’il faut préserver de cette idée qu’on aurait des barrières d’accès, donc un pass sanitaire”, a expliqué le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, sur Europe 1 ce dimanche.

“Abaisser les jauges, ça ne veut pas dire qu’on passe au tout pass sanitaire pour les activités de la vie courante, je pense qu’on en est pas là”, a-t-il insisté.

• Faut-il rendre payants les tests dits “de confort”?

Il s’agit des tests PCR ou antigéniques effectués dans le cadre du pass sanitaire. Ces tests sont désormais payants pour les touristes étrangers venant en France – 49 euros pour un PCR, 29 euros pour un antigénique. Un revirement justifié dans Les Echos par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, qui en faisait “une question de réciprocité, sachant que ces tests sont payants dans la plupart des pays pour les Français qui voyagent”.

S’ils resteront remboursés pour les personnes ayant des symptômes ou les cas contacts, la fin de leur gratuité totale est vue par certains comme, là encore, un moyen d’encourager à la vaccination. Le Conseil scientifique recommande pour l’heure de maintenir leur gratuité durant l’été, afin de continuer le déploiement de la stratégie “tester, tracer, isoler”.

• Que faire pour la fin du quinquennat?

L’objectif premier de son intervention était de définir le cap pour les dix derniers mois de son mandat. Mais “les gens peuvent-ils entendre un message à long terme quand ils ignorent s’ils pourront partir à l’étranger la semaine prochaine”, s’interroge un cadre de la majorité dans L’Opinion.

Néanmoins, selon son entourage, Emmanuel Macron doit évoquer aussi “la bonne santé de l’économie française et l’importance de la relance”. Le président de la République pourrait annoncer l’élargissement de la garantie jeunes. C’est ce dispositif qui permet à un jeune de moins de 26 ans de bénéficier d’un accompagnement de 18 mois maximum avec à la clé, une allocation jusqu’à 500 euros et qui jusqu’ici n’est réservé qu’à quelques 200.000 jeunes sans emploi ni formation.

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