Vaccin Moderna contre le Covid-19 : les premières doses arrivent ce lundi – Le Parisien

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Ce sont de précieux flacons. Après Pfizer, c’est au tour du vaccin Moderna, qui vient de recevoir une autorisation européenne de mise sur le marché, d’arriver sur le sol français. Dès ce lundi, 50000 doses de vaccin contre le Covid-19 de la société américaine vont être livrées et réservées en priorité aux régions qui en ont le plus besoin, à l’instar du Grand-Est, de la Bourgogne Franche-Comté, de l’Auvergne-Rhône-Alpes et de la Provence.

« Ces doses pourront être administrées dès la semaine prochaine, lorsqu’elles seront arrivées sur les lieux de vaccination », a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué qui précise que les établissements de Mulhouse, Colmar, Strasbourg, Reims, Nancy, Metz, Lons-le-Saunier, Besançon, Dijon, Moulins, Nice et Toulon sont concernés.

Si pour l’instant, les quantités reçues sont faibles à l’échelle de la France, le vaccin Moderna a l’avantage de présenter des contraintes moins lourdes que celui de Pfizer. « Il est en effet plus simple dans son utilisation, notamment parce qu’il peut se conserver au réfrigérateur pendant 30 jours au lieu de 3 pour Pfizer et qu’il nécessite une congélation à seulement -20 degrés contre -70 degrés pour le premier, nous explique l’épidémiologiste Antoine Flahault, également directeur de l’Institut de santé globale à Genève (Suisse). Ainsi, toute la logistique d’acheminement semble plus adaptée. »

Dans tous les cas, les deux ont recours à la même technologie dite à ARN messager, et peuvent donc être utilisés « indifféremment dans le cadre de la stratégie vaccinale », précise le ministère.

Efficace contre les variants ?

Mais une question se pose : si une étude conduite sur son cousin Pfizer a rapporté, la semaine dernière, qu’ il restait tout aussi efficace contre les variants britannique et sud-africain, est-ce également le cas de Moderna? « Cette étude aux résultats très rassurants ne portait pas sur les deux autres vaccins du marché, à savoir celui de Moderna et celui d’AstraZeneca », précise Antoine Flahault.

Mais le professeur de santé publique se montre plutôt optimiste. « Il y a tout lieu de penser qu’ils seront similaires pour Moderna, car il est très voisin dans sa conception de celui de Pfizer-BioNTech. On devrait avoir des réponses plus précises ces prochains jours. » Une chose est sûre, après cette première livraison, la France va peu à peu monter en charge. Près de huit millions de doses sont attendues d’ici la fin juin.

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