Vaccin AstraZeneca : la stratégie du Royaume-Uni confortée par une étude d’Oxford – LCI

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CORONAVIRUS – La stratégie vaccinale du Royaume-Uni contre le coronavirus est confortée mercredi 3 février par une étude montrant l’efficacité du vaccin AstraZeneca/Oxford dès la première dose.

Contestée par ses voisins européens, la stratégie vaccinale de Londres a été confortée ce mercredi 3 février par une étude prouvant l’efficacité du vaccin AstraZeneca/Oxford dès la première dose pour freiner la transmission du Covid-19. Ces conclusions sont accueillies non sans gloire au Royaume-Uni au moment où le pays, très durement frappé par le virus, a annoncé avoir injecté une première dose à plus de 10 millions de personnes.

Selon cette étude de l’université d’Oxford, qui doit encore être examinée par des pairs avant publication, une première dose du vaccin développé avec le suédo-britannique AstraZeneca a permis de réduire de 67% le taux de tests PCR positifs. “Même une réduction de 50% (…) aura potentiellement un impact très significatif en termes de transmission”, s’est félicité Mene Pangalos, un responsable d’AstraZeneca, lors d’une conférence de presse virtuelle. 

“Nous sommes très confiants dans le fait que ce vaccin aura un impact sur le principal nouveau variant” identifié en Angleterre, a précisé le chef du projet, Andrew Pollard, d’Oxford, tout en soulignant que le virus continuerait à muter et continuerait à se transmettre, même chez les personnes vaccinées. Contre les infections, l’analyse des essais cliniques sur plus de 17.000 personnes montre une efficacité de 76% après une première dose, qui se maintient pendant trois mois. L’efficacité grimpe à 82% après une deuxième dose injectée trois mois plus tard.

Nouveaux vaccins à l’automne

L’étude offre ainsi des perspectives encourageantes pour enrayer l’épidémie. “Si ces vaccins réduisent la transmission dans la proportion indiquée, cela signifiera que l’assouplissement des restrictions sociales sera possible plus tôt que si nous devions attendre l’immunité collective”, a commenté le Dr Gillies O’Bryan-Tear, ancienne présidente de la Faculté de médecine pharmaceutique. “La plupart de mes collègues pensent que nous avons passé le pic” de cette seconde vague, poursuit le médecin-chef pour l’Angleterre Chris Whitty, affirmant que le pays est sur “une pente descendante concernant les cas de contaminations, les hospitalisations et les décès”. 

Cette étude vient ainsi balayer les vives critiques rejetant le vaccin AstraZeneca. “D’un point de vue immunologique, les adultes âgés semblent répondre d’une manière très similaire aux jeunes adultes”, a insisté Mene Pangalos, ajoutant que les données, encore limitées, seraient validées et complétées dans les prochaines semaines. 

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Pour le gouvernement britannique, ces premiers éléments confortent “de manière catégorique” sa décision visant à approuver ce vaccin ainsi qu’à différer jusqu’à douze semaines l’injection de la deuxième dose afin de toucher le plus de monde possible. Face à ces nouveaux variants, AstraZeneca a dit espérer pouvoir offrir dès cet automne “une nouvelle génération” de vaccin anti-Covid, à temps pour la campagne hivernale.  Le Premier ministre Boris Johnson a indiqué qu’il détaillerait son plan de route pour sortir du confinement le 22 février.

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