Jeudi 6 juin, la ministre de la santé Agnès Buzyn devait être au Sénat pour la présentation du projet de loi « Ma santé 2022 ». Mais à la dernière minute, elle a fait l’effort de se libérer pour s’exprimer devant les médecins urgentistes, réunis en congrès à Paris. Les paramédicaux du collectif Inter-urgences qui l’ont contrainte à bouleverser son agenda, étaient eux devant son ministère, ce même jour : un petit millier de personnes, venues de Paris, Saint-Nazaire, Bordeaux, Mulhouse, Lons-le-Saunier. Ils n’ont eu droit qu’à une entrevue avec son directeur de cabinet, dont il n’est « rien » sorti. Ils appellent donc à « durcir le mouvement ».