Une famille bretonne : « Tout n’a pas été vraiment engagé pour éviter cette contagion » – Le Télégramme

Spread the love
  • Yum

Lecture : 2 minutes

Sous couvert d’anonymat, la famille d’un des marins embarqués sur le Charles-de-Gaulle dit son incompréhension de la gestion de la crise sanitaire à bord du porte-avions où son fils navigue.

« Être inerte, c’est être battu : une citation du Général et une devise à bord du Charles-de-Gaulle, nous a dit notre fils, marin à bord du porte-avions. Pour le coup, nous trouvons, à titre personnel, que tout n’a pas été vraiment engagé, anticipé, pour éviter cette contagion. Dès le départ, à la mi-mars. »


« L’escale à Brest a montré des failles »

« Car sans être de grands enquêteurs, l’escale à Brest a montré des failles, selon nous, et cela même si le confinement officiel n’était pas encore déclaré : la situation de l’épidémie était déjà alarmante, avec notamment en Bretagne, un cluster dans le pays d’Auray. En tant que parents, nous étions déçus de ne pas pouvoir participer à la rituelle journée des familles à bord, moment de retrouvailles et de fierté partagée avec la Marine et son savoir-faire. »

« Mais, nous comprenions cette décision qui s’imposait. Autoriser la permission à terre des marins nous a tous paru, à nous et à d’autres familles, une étrange demi-mesure. Les marins avaient eu quelques consignes : ne pas aller dans des bars, des discothèques, des lieux trop fréquentés et ne pas s’aventurer au-delà du Finistère… Nous sommes prudemment restés dans la région de Brest. »


« Un simple questionnaire » pour remonter à bord

« Au retour de notre fils à bord, il avait un simple questionnaire à remplir, dire où il avait été… Déclaration sur l’honneur. Certains ont été francs et ont avoué avoir outrepassé légèrement les consignes. Ils ont été placés à part des autres à bord et ont été retenus médicalement durant quatorze jours avec une prise de température quotidienne. Mais les autres ? Certains prévoyaient même de se rendre à Paris durant l’escale… Combien se sont rendus dans des zones où sévissait le Covid-19 ? Comment le vérifier une fois à bord ? »

« Sans oublier ces quelques marins venus d’autres régions, et notamment de Toulon, qui auraient embarqué à Brest du fait du minimum de roulement du personnel. »

Suivez notre direct

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *