Une enseignante mise en examen pour harcèlement après le suicide d’une enfant de 11 ans – franceinfo

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Une enseignante a été mise en examen le 4 septembre dernier pour harcèlement sur mineur, après le suicide d’Evaëlle, 11 ans, à Herblay dans le Val-d’Oise. Jean-Michel Blanquer dit prendre le sujet du harcèlement “à bras-le-corps”.

Une enseignante a été mise en examen, le 4 septembre, pour harcèlement sur mineur, a appris franceinfo auprès de l’avocate de la famille confirmant une information du Parisien. Cela fait suite à l’enquête ouverte après le suicide, en juin 2019, d’Evaëlle, 11 ans, à Herblay dans le Val d’Oise. Ses parents avaient porté plainte, dénonçant les agissements de certains élèves, mais aussi de sa professeure de français. L’enseignante est poursuivie pour des faits ciblant la jeune fille, mais aussi trois autres élèves.

Selon l’avocate de la famille, Maître Delphine Maillet, la collégienne a vécu un véritable enfer pendant de longs mois, prise “comme tête de turc” par l’enseignante, ce qui a ouvert la porte à du harcèlement de la part de certains camarades.

Evaëlle subissait des coups réguliers, des bousculades, des moqueries. Il y a eu aussi deux séances de “vie de classe”, où la professeure demandait à la jeune fille de se placer au milieu des autres élèves, et de dire ce qui ne va pas. De quoi faire fondre en larmes la jeune fille, humiliée.

Ses parents ont écrit à l’Académie de Versailles et porté plainte contre trois élèves. La collégienne a ensuite été changée d’établissement, pour l’autre collège d’Herblay, où certains jeunes ont appris ce qu’elle avait vécu. Les faits de harcèlement ont alors recommencé. La jeune fille s’est suicidée le 21 juin 2019, en se pendant à son lit.

L’Académie de Versailles a reconnu, selon l’avocate de la famille, une défaillance, “les mesures d’accompagnements mises en place n’ont pas été suffisantes pour éviter le suicide de la jeune fille”. Et un protocole transactionnel a été signé. Les parents se sont engagés à ne pas poursuivre l’État en échange d’une indemnisation, dont le montant n’a pas été communiqué.

L’enseignante va contester sa mise en examen, son placement sous contrôle judiciaire et son interdiction d’exercer jeudi 1er octobre devant la cour d’appel de Versailles.

Se refusant à commenter l’affaire de la petite Evaëlle, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dit prendre le sujet du harcèlement “à bras-le-corps”. 

J’annoncerai dans un mois de nouvelles mesures sur ce point.Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationalesur franceinfo

En attendant, Jean-Michel Blanquer confirme une indemnisation de la famille la part de l’Etat : “Il est normal que nous soyons aux côtés de la famille et c’est ce que nous faisons. S’ils me le demandent, bien entendu, je les recevrai et par ailleurs, nous allons les indemniser. C’est ce qui a été prévu par le rectorat de Versailles qui est concerné. En revanche, je ne commente absolument pas les causes profondes et ce qui relève là de la dimension judiciaire”, explique le ministre.

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