Des scientifiques néo-zélandais ont eu une drôle de surprise en analysant des déjections de léopards de mer qu’ils avaient conservées dans leur congélateur : une clé USB contenant des photos et vidéos datant de 2017.

Si vous avez passé des vacances en Nouvelle-Zélande en 2017, vous êtes peut-être le propriétaire de la clé USB retrouvée par des scientifiques du National Institute of Water and Atmospheric Research (Niwa). Le 5 février dernier, la biologiste Krista Hupman a eu une drôle de surprise en décongelant des échantillons de déjections de léopards de mer conservés depuis un an dans le congélateur de son laboratoire : une clé USB remplie de photos et vidéos.

Les excréments de ce mammifère marin contiennent de nombreuses informations sur la santé de l’espèce, notamment sur l’évolution de son alimentation. Les échantillons congelés avaient été ramassés en novembre 2017 sur Oreti Beach, à la pointe méridionale de l’Île-du-Sud de la Nouvelle-Zélande, par un vétérinaire qui voulait vérifier l’état de santé d’un léopard de mer malade. Après quelques semaines de séchage, les chercheurs ont pu vérifier le contenu de la clé USB. On peut y voir des photos de lions de mer dans une baie ainsi que la vidéo d’une femelle en train de jouer avec son petit dans des eaux peu profondes. Seul indice sur l’identité de l’auteur : l’avant d’un kayak bleu. Le Niwa a lancé un appel au public pour le retrouver.
 

Un nouvel exemple d’animaux marins qui ingèrent les déchets

Cette histoire insolite souligne pourtant un autre phénomène bien plus préoccupant. « Je trouve très inquiétant de voir que des animaux vivant en Antarctique peuvent ingérer de tels objets en plastique », s’alarme Jodie Warren, la volontaire qui avait collecté l’échantillon contenant la clé USB. Les léopards de mer, qui vivent habituellement près de la banquise antarctique, rejoignent parfois l’hiver les eaux néo-zélandaises. En novembre dernier, le corps d’un cachalot avec plus de 6 kg de plastique dans l’estomac avait été découvert dans le sud-est de l’Indonésie. En avril, des chercheurs de l’Institut allemand Alfred Wegener avaient détecté 17 sortes de plastiques différents sur la banquise arctique, provenant d’emballages alimentaires, du nylon issu de tissus synthétiques, des équipements de pêche ou encore des filtres de cigarettes.

Intéressé par ce que vous venez de lire ?

Abonnez-vous à la lettre d’information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.
Cela vous intéressera aussi
À voir aussi : 

Leave a Reply