Un tireur sportif au penchant “survivaliste” : ce que l’on sait du forcené qui a abattu trois gendarmes – LCI

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PROFIL – Dans la nuit de mardi à mercredi à Saint-Just dans le Puy-de Dôme, un homme a ouvert le feu sur les gendarmes alertés pour violences conjugales, tuant trois d’entre eux. Que sait-on de cet homme ?

C’est le plus tragique événement impliquant les forces de l’ordre depuis des années. Alors qu’ils intervenaient pour des violences intra-familiales à Saint-Just dans le Puy-de Dôme, trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé par un forcené dans la nuit de mardi à mercredi. Ce dernier a finalement été “retrouvé mort“, a indiqué en milieu de matinée le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, sans préciser les circonstances de la mort du suspect. A priori, il s’agirait d’un suicide, a-t-on ajouté dans son entourage.

L’auteur des tirs qui ont blessé mortellement les militaires, âgé de 48 ans, était connu de la police et de la justice pour des faits de droit commun, liés notamment à des différends relatifs à la garde d’enfants, ce dernier étant remarié, selon nos informations. Fils de militaire et tireur sportif, il possédait plusieurs armes dont des armes lourdes qui ont été découvertes chez lui. Selon des témoignages recueillis à Ambert – non loin de Saint-Just – le forcené, qui “se trimbalait toujours avec une arme“, était aussi connu du milieu des chasseurs. Il avait, dit-on encore de lui sur place, le profil du “mec imprévisible et violent“. De premiers témoignages recueillis par les gendarmes confirment des accès de violences réguliers et une dépendance à l’alcool.

Survivaliste

Cet homme visiblement est un habitué des armes à feu”, avait relevé dans la matinée Jean-Luc Calyel, ancien chef du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), sur LCI. “Il s’attendait forcément à ce que les gendarmes arrivent et au regard de la situation, à mon avis, ils les attendaient de pied ferme“. Selon les premiers éléments recueillis auprès d’un voisin, l’homme était armé d’un fusil et d’une arme de poing lors de l’intervention des forces de l’ordre. 

Toujours selon nos informations, le forcené avait des antécédents psychiatriques mais n’était pas sous traitement médical. Il aurait notamment basculé dans un environnement et une pensée survivalistes, consistant à se préparer à une catastrophe éventuelle, et se serait senti régulièrement persécuté ces derniers mois. Auparavant à la tête d’une entreprise spécialisée dans le conseil en informatique, il s’était reconverti dans le bucheronnage et avait d’ailleurs une exploitation forestière à Saint-Just, où s’est déroulé le drame. Selon sa compagne, il ne travaillait plus depuis l’été 2020. 

En vidéo

VIDÉO LCI PLAY – Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme, que s’est-il passé ?

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De très importants moyens ont été déployer dans la nuit pour l’appréhender, avec quelque 300 militaires dont un escadron de gendarmerie mobile, ainsi que des brigades cynophiles et un hélicoptère. Le drame avait débuté peu après minuit, dans une zone de moyenne montagne, particulièrement isolée.

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