Le syndicat lycéen UNL-SD a déposé une plainte pour “violences sur mineurs de 15 ans et plus par personne dépositaire de l’autorité publique” après l’arrestation jeudi de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie (Yvelines). La grande majorité d’entre eux est âgée de 16 à 18 ans. Leur interpellation a été filmée par un auteur jusque-là inconnu et les images diffusées sur internet.

Sur ces images, des dizaines de lycéens, en rang, à genoux dans la terre et les mains sur la tête, sont tenues en respect par des policiers. Côté préfecture, on a assumé pleinement le recours à une telle méthode. Certains jeunes interpellés “avaient mis le feu, extrait des bonbonnes de gaz d’un pavillon la veille, étaient armés au moment de l’interpellation d’armes blanches, pour certains de bâtons”, a détaillé le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot.

Les gardes à vue levées 

Toutes les gardes à vue ont été levées vendredi en milieu d’après-midi. Parmi les interpellés, au moins deux tiers ont été relâchés après un simple rappel à la loi.

Cette plainte, déposée auprès du procureur de la République de Versailles, vise également des faits d'”actes de torture et de barbarie sur mineurs par personne dépositaire de l’autorité publique et en réunion”, “violations de libertés individuelles” et “diffusion illégale d’images de personnes identifiables mises en cause dans une procédure pénale”.