Un service militaire sur Internet ? Les Suisses testent et subissent

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La crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19 a forcé l’Armée suisse à maintenir ses recrues en cette janvier 2021 : près de 12 000 nouveaux soldats passeront des tests dans trois semaines pour rejoindre les troupes, mais la moitié ont dû être laissés à distance pour un service militaire… uniquement sur Internet.

La nouvelle pourrait sembler impossible, mais plus de 6000 futurs soldats suisses s’entraînent depuis le 18 janvier, à raison de plus de 6 heures par jour, pour une formation qui leur prendra trois semaines au total. Si 4 heures hebdomadaires sont décernées à l’entraînement physique, le reste concerne de la formation théorique, via une application que l’Armée a dévoilé plus tôt dans le mois.

Des cours en ligne donc, un peu comme dans les facultés, et où les premiers retours sont loin d’être positifs à la lecture des élèves interrogés par les médias locaux.

Des bugs depuis trois jours

Dans un article publié par 20 Minutes, plusieurs élèves se plaignaient des trois premiers jours de leur formation à distance pour le service militaire. Ils ont été sélectionnés de façon aléatoire, quand l’autre moitié des troupes sont en caserne, et ce suivi des notions sur internet serait rendu très difficile par les nombreux bugs de la plateforme.

L’un d’eux remarquait, mercredi 20 janvier : « rien ne marche ce matin, de nouveau ; le moral en prend un coup ». Pour un autre, de cette « recrue 21 », le système planterait tous les jours alors qu’il n’avait pu avancer dans la formation seulement lundi matin au commencement du programme. Il se disait dans l’incompréhension avec ce système de service militaire à la maison, et le passage de l’examen à la caserne :

« Déjà, le concept de rester trois semaines à la maison me paraît incompréhensible. De toute façon, on va devoir se faire tester en arrivant à la caserne et rester confiné trois semaines en caserne sans rentrer chez nous ». 

Le porte-parole Stefan Hofer expliquait alors que ses équipes techniques et l’entreprise qui avait monté la plateforme « travaillent d’arrache-pied pour trouver une solution », mais niait cependant le fait que les futurs soldats ne puissent pas suivre un minimum la formation. « Le système de gestion d’apprentissage (LMS) de l’armée de terre fonctionne, mais il est encore lent », ajoutait le porte-parole.

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