Un projet de crowdfunding vise à faire tourner Linux sur les nouveaux Mac M1 d’Apple

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Un projet de crowdfunding vise à faire tourner Linux sur les nouveaux Mac M1 d'Apple

Sera-t-il bientôt possible de faire tourner des distributions Linux sur les nouveaux Macbook d’Apple basés sur l’architecture Arm ? C’est le projet de crowdfunding Asahi Linux lancé par Hector Martin, un consultant en sécurité informatique basé à Tokyo. Ce projet vise à créer « un remix d’Arch Linux Arm conçue pour inclure un support M1 de pointe et des instructions d’installation pratiques », explique celui qui se présente comme un consultant le jour et un hacker la nuit.

Hector Martin a annoncé le projet de crowdfunding en décembre et a officiellement lancé le projet cette semaine, après avoir atteint l’objectif de 4 000 dollars par mois. De quoi commencer à travailler sérieusement sur le port Linux pour le M1 d’Apple – la première version du système sur puce (SoC) en silicium d’Apple basé sur le logiciel Arm pour les Mac. Le projet est développé au grand jour et des contributions sont régulièrement envoyées à GitHub.

Le projet Asahi a également annoncé aujourd’hui qu’il avait obtenu l’aide d’Alyssa Rosenzweig, une développeuse qui a travaillé sur Panfrost, une pile graphique gratuite et open source pour les GPU Arm Mali utilisés dans les appareils Android. Des GPU d’Arm Mali toujours considérés comme « des épines historiques dans le pied de Linux, en raison de la nature fermée des pilotes officiels », raconte Alyssa Rosenzweig. Le GPU d’Apple, qui fait partie du SoC M1, pose le même problème pour le projet Asahi que Mali n’a pu le faire précédemment, explique cette dernière dans un blog détaillant les obstacles du GPU M1 qu’elle a levés à ce jour.

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Seule limite, le GPU

« Ce GPU Apple personnalisé n’a ni documentation publique ni pilotes open source. Certains spéculent qu’il pourrait descendre des GPU PowerVR, comme ceux utilisés dans les anciens iPhone, alors que d’autres pensent que le GPU est complètement personnalisé », écrit la spécialiste. Et de suivre les mêmes processus que ceux qu’elle a utilisés pour la rétro-ingénierie des GPU du Mali pour Panfrost.

Selon Hector Martin, priorité est aujourd’hui donnée au Mac Mini M1, qui sera le premier à pouvoir faire tourner une distribution Linux.

« Apple permet de démarrer des noyaux non signés/personnalisés sur les Mac Apple Silicon sans jailbreak ! Ce n’est pas un piratage ou une omission, mais une fonctionnalité réelle qu’Apple a intégrée dans ces appareils. Cela signifie que, contrairement aux appareils iOS, Apple n’a pas l’intention de verrouiller le système d’exploitation que vous pouvez utiliser sur les Mac (bien qu’Apple n’aidera probablement pas au développement) », explique-t-il. Une pratique hors-la-loi ? Le consultant affirme que non, étant donné que la rétro-ingénierie pour l’interopérabilité est protégée par la loi dans de nombreux pays.

Le créateur de Linux, Linus Torvalds, a récemment déclaré qu’il adorerait s’offrir un nouveau Mac M1 mais qu’il n’en achèterait pas car il ne fonctionne pas sous Linux, et que le problème clé du portage de Linux sur le silicium d’Apple est son GPU fermé, qui empêche toute personne autre qu’Apple de développer des pilotes pour que le noyau puisse accéder au matériel. Pour rappel, le GPU est essentiel pour les performances et les applications gourmandes en ressources graphiques.

Source : ZDNet.com

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