Un passeport vaccinal basé sur la blockchain, vraie ou fausse bonne idée ?

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Aujourd’hui et jusqu’à vendredi, l’European Blockchain Convention se tient de manière virtuelle. À travers de nombreux keynotes, tables rondes et ateliers, les experts auront l’occasion d’échanger sur de nombreux sujets ayant trait à cette technologie de stockage et de transmission de l’information.

New York mise sur la technologie blockchain d’IBM

Le thème de la confidentialité des données en matière de santé sera notamment évoqué. Nous avons justement souhaité nous pencher à cette occasion sur les différents projets de passeports vaccinaux à travers deux exemples concrets aux États-Unis et en Allemagne.

L’état de New York a ainsi dévoilé son application « Excelsior Pass » le mois dernier. Par l’intermédiaire d’un QR Code, les utilisateurs sont en capacité de prouver leur statut vaccinal contre le covid-19. L’idée est ici d’accélérer la reprise de l’économie en permettant d’organiser des rassemblements plus importants de personne.

Le gouverneur Andew Cuomo n’a d’ailleurs pas tarit d’éloges sur ce dispositif le 26 mars dernier :

Les New-Yorkais ont prouvé qu’ils pouvaient suivre les directives de santé publique pour repousser le covid-19 et le Pass Excelsior est un autre outil pour lutter contre le virus tout en permettant à plus de secteurs de l’économie de rouvrir en toute sécurité, et en protégeant les données personnelles.

Sur le plan technique, cet système recourt au Digital Health Pass d’IBM basé sur la blockchain. Il permet de vérifier l’état de santé des personnes en fonction de divers critères tels que les résultats des tests, les registres de vaccination, ou les contrôles de température.

Un début de polémique en Allemagne

Concrètement, une fois la vaccination effectuée, le certificat de santé sera stocké dans un portefeuille numérique sur leurs smartphones et pourra ensuite être partagé à l’aide du Digital Health Pass, nous apprend Silicon Angle. La promesse est donc de permettre aux utilisateurs de partager leurs données en protégeant leur vie privée, tout en luttant efficacement contre la fraude.

Une autre expérimentation menée cette fois en Allemagne montre quelques limites de l’utilisation de la technologie blockchain pour les passeports vaccinaux. Ainsi, le district d’Altötting en Bavière a mené un test grandeur nature sur un certificat de vaccination. 29 entreprises ont donc pris part à l’appel d’offre pour ce projet d’envergure nationale. C’est finalement la candidature de la société Ubirch qui a été retenue, en partenariat avec IBM, comme l’a relevé le Journal du Coin.

À l’instar de New York, l’objectif est de créer un système de stockage de vérification des passeports pour permettre aux entreprises touchées par la pandémie de rouvrir en toute sérénité.

Dans le détail, le certificat anonymisé pourrait être hébergé sur la blockchain IOTA. Conscient des enjeux, le patron d’Ubirch, a promis « qu’aucune information personnelle n’est publiée sur la blockchain », précisent nos confrères.

Il n’aura pourtant pas fallu longtemps pour que des internautes parviennent à se jouer de ce dispositif pour créer de fausses preuves de vaccination. Le site Golem a par exemple noté :

Un problème évident en découle: il est possible de générer des QR code qui redirigent vers un mauvais site Web. Cela peut alors afficher une confirmation verte même si les données sont incorrectes. Sur impfausweis.net, il existe déjà un exemple de site Web correspondant sur lequel vous pouvez générer de faux codes QR de vaccination.

Depuis, Ubirch a annoncé avoir corrigé cette faille et précise au média allemand que la blockchain permet de garantir plusieurs fonctionnalités telles que l’immuabilité avec l’émission d’un certificat et un horodatage fiable qui répertorie la date de vaccination.

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