Les agresseurs “ont commencé à se comporter comme des hooligans, exigeant que nous nous embrassions pour qu’ils puissent nous regarder”, a raconté une des victimes.

Agression lesbophobe à Londres. Jeudi 30 mai, Melania Geymonat, 28 ans, et sa petite amie Chris se trouvaient dans un bus de nuit, roulant tôt le matin à Camden, dans le nord-ouest de la capitale britannique, lorsqu’un groupe de jeunes hommes les a prises à partie. “Ils étaient au moins quatre. Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, exigeant que nous nous embrassions pour qu’ils puissent nous regarder, nous insultant et décrivant des positions sexuelles”, a raconté la jeune femme sur Facebook, mercredi 5 juin.

“Pour calmer la situation, j’ai essayé de faire des blagues”, a poursuivi la jeune femme, et sa petite amie a fait semblant d’être malade, “mais ils ont continué à nous harceler et nous ont jeté des pièces de monnaie”. Ensuite, “Chris s’est retrouvée au milieu du bus et ils l’ont frappée”, a raconté Melania Geymonat, expliquant avoir elle aussi été agressée. Sur une photo postée sur Facebook, on voit la jeune femme saigner du nez, la chemise couverte de sang, tandis qu’à ses côtés son amie a le visage éclaboussé de sang et semble bouleversée.

La police londonienne, qui avait lancé un appel à témoins après cette agression, a annoncé vendredi que des arrestations avaient eu lieu et que l’“enquête continuait”, sans plus de précisions. Scotland Yard avait indiqué plus tôt rechercher plusieurs hommes, soupçonnés d’avoir agressé les deux femmes et de leur avoir “volé un téléphone portable et un sac”.

“C’est révoltant. Tout le monde a le droit d’aimer”, a commenté sur Twitter le ministre de la Santé britannique, Matt Hancock. Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d’opposition, a qualifié les faits d’“absolument choquants” et le maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, a condamné une “attaque répugnante et misogyne”.