Le gouvernement américain vient officiellement de dévoiler une nouvelle réglementation qui ne risque pas d’arranger les relations avec la chine. Cette dernière stipule que Huawei et d’autres géants chinois n’ont plus le droit de nouer des contrats avec des marchés publics américains. C’était une des dernières menaces du président Trump dans le cadre de ses négociations commerciales avec la Chine. Le président américain ne change pas de cap, et continue d’expliquer que Huawei représente une menace, car il serait à la solde des services de renseignement de Pékin.

Le règlement, pour l’instant provisoire, va donc interdire à toutes les agences fédérales américaines de se fournir en matériel de télécommunication si ce dernier est considéré comme « un composant substantiel ou essentiel à l’ensemble d’un système ». Il précise toutefois que cela pourra être possible « dans certaines circonstances » durant les deux ans qui ont suivi cette décision. Il faudra dans ce cas passer par le dirigeant de l’agence fédérale en question ou le directeur des services de renseignements local.

D’autres sociétés chinoises importantes sont concernées par ce coup de tonnerre : Hytera Communications Corporation, ZTE, Hangzhou Hikvision Digital Technology Company et Dahua Technology Company. La situation se complique donc sérieusement pour Huawei sur le marché américain. En effet, l’entreprise risque déjà de souffrir d’une sanction interdisant l’exportation de technologies américaines vers la Chine (toujours pour des raisons de sécurité nationale), pour l’instant suspendue jusqu’à la mi-août. Un véritable problème, car Huawei a aussi besoin de se fournir en puces et logiciels pour smartphones aux États-Unis. Huawei a tenu à réagir en annonçant que cette nouvelle mesure n’était pas étonnante. La firme va néanmoins continuer de « contester la constitutionnalité de l’interdiction devant un tribunal fédéral ».