Trois gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme lors d’une intervention pour des faits de violence sur conjoint – Le Monde

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Trois gendarmes de la compagnie d’Ambert ont été tués et un quatrième blessé par un homme de 48 ans dans un hameau isolé près de Saint-Just (Puy-de-Dôme), dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 décembre, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources concordantes.

Peu après minuit, deux gendarmes, alertés pour des faits de violence sur conjoint, ont été visés par des tirs d’arme à feu et ont riposté, après avoir tenté de s’approcher de la maison où la femme menacée s’était réfugiée sur le toit. L’un d’eux est mort à la suite de ses blessures, tandis que le deuxième, touché à la cuisse, a été transporté par les pompiers vers le centre hospitalier d’Ambert. « Ses jours ne sont pas en danger », a assuré le ministère de l’intérieur.

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Après avoir mis le feu à sa maison, l’homme a de nouveau tiré sur des gendarmes présents aux abords de l’habitation, faisant deux morts supplémentaires parmi les militaires, a confirmé le parquet de Clermont-Ferrand, précisant par ailleurs que la femme avait pu être mise en sécurité. Les pompiers sont en ce moment sur place pour tenter de maîtriser l’incendie, qui ne menace pas d’autres habitations.

Le suspect retrouvé mort

Après plusieurs heures de recherches qui ont mobilisé le GIGN tout au long de la nuit, le suspect a été retrouvé mort mercredi matin, a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. Des sources policières ont affirmé au Monde que l’homme s’était suicidé dans sa voiture.

« Les plus grandes précautions sont prises au regard de la dangerosité de l’individu », avait plus tôt déclaré à l’AFP une source proche de l’enquête. Selon des sources policières, il était en fuite après avoir quitté la maison en feu. Les forces de l’ordre, qui ont fait l’objet d’importants renforts dans la nuit, avaient installé des barrages pour bloquer toutes les voies d’accès au lieu du drame.

Le sous-préfet de cette zone reculée du sud-est du Puy-de-Dôme ainsi que le maire de Saint-Just, petit village de 157 habitants, sont sur place. Gérald Darmanin, qui a présenté ses sincères condoléances aux familles et aux proches des gendarmes tués, est également attendu sur les lieux du drame.

La femme qui s’était réfugiée sur le toit est actuellement interrogée, dans l’espoir que puissent être précisées les circonstances du drame. L’auteur des coups de feu mortels serait connu pour des faits liés à des problèmes de garde d’enfant.

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Le Monde avec AFP

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