Transformation numérique : La stratégie de CGI à l’œuvre pendant la crise

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Transformation numérique : La stratégie de CGI à l'œuvre pendant la crise

Prises dans les affres de la crise sanitaire qui a secoué 2020, nombre d’entreprises ont opéré un changement radical, plaçant les investissements technologiques au centre de leur stratégie.

CGI, entreprise canadienne de services en technologies de l’information fondée en 1976, et présente dans une quarantaine de pays dans le monde, compte 11 000 collaborateurs au niveau de sa branche française. Elle a vocation à être un acteur de la transformation numérique, et accompagne ses clients sur du conseil stratégique, des services IT, des business solutions, et sur des externalisations des équipes DSI.

Au premier trimestre de l’exercice 2021, l’ESN affiche une hausse des nouveaux contrats signés de 24 %, et de son bénéfice net de 18,4 %, atteignant 343,5 millions d’euros. Ses revenus se portent à 3,02 milliards de dollars, contre 3,05 milliards de dollars au même trimestre de l’exercice précédent.

« CGI a montré une bonne résilience par rapport à la crise », affirme Clément Bernard, vice-président du centre d’innovation digitale de CGI, à ZDNet.

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Se préparer à un environnement post-pandémique

Les industries ont fait appel à CGI pour faire évoluer leurs process et se préparer un environnement post-pandémique. « Nous avons vraiment aidé nos clients à répondre à cette crise à court terme », observe Clément Bernard.

En France, cela s’est manifesté dans divers secteurs d’activité. CGI a accompagné Carrefour à répondre à l’explosion des commandes liée au drive au moment du premier confinement. Clément Bernard rappelle que « plus de 1,5 million de commandes ont été préparées sur le seul mois de mars ». Dans l’éducation, « le pôle CGI Open ENT a permis à deux millions d’élèves de suivre leurs cours pendant le confinement », précise ce dernier. Certaines régions, comme la Nouvelle Aquitaine, se sont équipées de cette solution d’ENT pour les écoles.

Toujours sur l’accompagnement à court terme, CGI a « aidé les administrations françaises à mettre en place des processus automatisés pour réduire des délais de traitement, dans le cadre des demandes en lien avec la crise », évoque aussi Clément Bernard. CGI a été présent auprès d’agences régionales de santé, comme en Bourgogne-France Comté, pour aider à « mettre sur pied tout le dispositif de l’agence en réponse à la pandémie, en déployant notamment un système mobile pour les procédures de contrôle de la maladie », ajoute-t-il.

60 % des secteurs couverts par CGI sont moins impactés par la crise

Si la réponse à court terme constitue l’un des axes majeurs pour CGI, la société accompagne également ses clients à long terme. « CGI aide ses clients à mettre à profit la technologie pour accélérer une mise en œuvre de leurs stratégies d’entreprise et émerger de la crise plus solides que jamais », évoque le groupe dans un communiqué. Pour Clément Bernard, la priorité est « d’aider les entreprises à rebondir, que ce soit sur leurs sujets business, leur supply chain ou encore leurs environnements de travail ».

Globalement, CGI estime être sorti de la crise, avec « un retour à la normale en termes d’utilisation et d’emploi », considère Clément Bernard. L’ESN a toutefois laissé quelques plumes dans les secteurs les plus impactés par la crise, comme l’aéronautique et les transports. Ces secteurs sinistrés ne constituent pas l’essentiel des revenus de l’entreprise, qui possède « une bonne empreinte sur les secteurs de l’industrie », souligne Clément Bernard. Au total, près de 60 % des secteurs d’activité couverts par CGI ont été « moins impactés par la crise », observe-t-il.

Clément Bernard insiste sur la place qu’a représenté la technologie dans les stratégies de sortie de crise des entreprises, que ce soit au travers du commerce en ligne pour les retailers, ou, plus simplement, de la capacité de chacun à « repenser sa manière de fonctionner à distance ». Pour le vice-président du centre d’innovation digitale de CGI, la crise a notamment permis de « décomplexer plein d’usages qui étaient avant vus un peu avec de la crainte, et qui aujourd’hui sont naturels », citant à titre d’exemple le paiement sans contact pour le grand public.

L’année 2020 fut l’occasion pour beaucoup d’accélérer la transformation digitale. De manière très pragmatique, « l’IT était vu comme un centre de coûts, il est maintenant vu comme un centre de profit », note Clément Bernard.

Agilité business et ouverture des écosystèmes

CGI s’est trouvé aux premières loges pour observer les grandes tendances d’avenir. Sur le volet fonctionnel métier, Clément Bernard constate un fort besoin en agilité business. « Nous le voyons dans les nouvelles offres que les entreprises doivent lancer, et qui sont différentes de celles avant la Covid. Nous le voyons aussi dans l’amélioration du “time to market”, pour arriver à développer ces nouvelles offres et nouveaux produits rapidement. »

Clément Bernard rappelle au passage une deuxième grande tendance qui émerge : l’ouverture aux écosystèmes. « Aujourd’hui, nous voyons bien que la désintermédiation oblige toutes les entreprises à s’ouvrir en écosystèmes, et donc à travailler en multicanal dans la manière d’adresser leurs clients. »

Parmi les tendances tech, « il y a aussi beaucoup de choses qui se passent en ce moment », souligne-t-il. Pour le représentant de CGI, le low code/no code gagne en popularité. « La capacité pour des acteurs métiers de construire des applications IT sans ligne de code et sans développer est une tendance qui devient possible parce que les outils sont au niveau. »

Clément Bernard mentionne également la place stratégique de l’intelligence artificielle. Il considère que cette technologie est entrée « dans sa phase de maturité », et doit maintenant s’appliquer à « passer à la phase industrielle ».

CGI se consolide sur le retail

Au niveau des DSI, ces tendances ont des répercussions sur les évolutions de l’architecture des systèmes d’information. Prenant l’exemple du retailer qui dispose de ses centrales d’achat avec ses propres fournisseurs, Clément Bernard indique à ce titre que « l’API management va permettre de communiquer par service métier entre ses fournisseurs et l’entreprise, et entre l’entreprise et ses clients finaux de manière instantanée ».

CGI a récemment annoncé la signature d’un contrat d’externalisation d’une durée de 10 ans avec FashionCube, qui fédère six marques de mode (Pimkie, Jules, Bizzbee, Orsay, Grain de Malice et Rouge Gorge). Dans le cadre du contrat, CGI opérera l’ensemble des activité IT de FashionCube, avec l’objectif de maximiser les synergies et d’accélérer la transformation des enseignes adhérentes. Dans ce cadre, 61 salariés des enseignes rejoignent CGI dans quatre pays européens (France, Allemagne, Espagne et Pologne). Le partenariat porte également sur la construction d’un SI FashionCube dans les trois années à venir.

Profitant de ce début d’année 2021 pour repositionner son image de marque, CGI compte être vu davantage comme un « partenaire sur lequel les entreprises peuvent s’appuyer », et non plus simplement un sous-traitant des activités informatiques. Pour mieux se positionner en tant que partenaire, CGI mise toujours sur sa croissance externe, qui a toujours fait partie de sa stratégie globale, comme en atteste l’acquisition de Logica neuf ans en arrière, qui était alors l’une des plus importantes SSII européennes, confirme Clément Bernard.

En France, l’entreprise a annoncé l’acquisition de Meti en janvier 2020, un fournisseur de solutions logicielles dans le monde du retail, qui permettent aux enseignes de gérer les centrales d’achat, les magasins et les entrepôts. Ce rachat a consolidé les capacités de CGI dans ce secteur, pour accompagner ses clients de bout en bout sur l’échelle de valeur, explique Clément Bernard, tout en précisant que CGI disposait déjà de « briques logicielles » dans ce domaine. Tout l’enjeu, selon lui, consiste en outre à « stimuler la logique d’évolution de l’offre numérique et multicanale ».

CGI s’investit par ailleurs autour des enjeux de la Tech for Good, mentionne Clément Bernard. Le groupe vise la neutralité carbone à l’horizon 2030, et centre aussi ses efforts sur le déploiement d’une stratégie d’inclusion.

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