TOUT COMPRENDRE – Covid-19: comment vont s’organiser les dépistages par tests salivaires? – BFMTV

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La Haute autorité de Santé a recommandé dans son dernier avis que les tests salivaires puissent bénéficier en premier lieu aux personnes symptomatiques mais aussi aux cas contacts et aux dépistage d’une population ciblée comme dans les écoles.

Un test certes un peu moins fiable, mais bien moins désagréable. La Haute autorité de santé (HAS) a donné ce jeudi son feu vert aux tests salivaires qui vont progressivement être déployés en France au cours des prochaines semaines, y compris pour les personnes ne présentant pas de symptômes. Cette approbation permettra des dépistages répétés dans les écoles et les universités.

Jusqu’à présent, ces tests salivaires étaient déjà autorisés – et remboursés – our le diagnostic des personnes symptomatiques en seconde intention, autrement dit lorsque le prélèvement naso-pharyngé était difficile ou mal toléré”, a rappelé Dominique le Guludec, présidente de la Haute autorité de santé, lors d’une conférence de presse.

• À qui sont-ils destinés?

Désormais, la HAS recommande des les étendre “aux personnes contact également en deuxième intention”, c’est-à-dire quand le test naso-pharyngé est compliqué à mettre en place, mais aussi d’y recourir en cas de “dépistage itératif (répété, NDLR) de populations ciblées telles que les écoles, les universités, les Ehpad ou les soignants”.

“Leur très bonne acceptabilité et leur bon niveau de performance leur permet d’être adaptés à ce type de dépistage et en particulier à leur répétition”, expose Dominique le Guludec. Un confort bienvenu pour les plus jeunes enfants et qui sera moins douloureux qu’un test nasopharyngé qui requiert un écouvillon dans le nez.

Olivier Véran a annoncé que “des premiers tests salivaires” seraient effectués dès ce jeudi par “les hôpitaux de Paris, et dès la mi-février, nous en mènerons 200.000 à 300.000 par semaine”. Le ministre de la Santé a par ailleurs affiché sa volonté de multiplier, grâce à eux, “les opérations collectives de dépistage, notamment en direction des établissements scolaires”.

• Sont-ils fiables?

Si cette technique de dépistage présente une sensibilité moindre que celle des tests nasopharyngés (85% contre 92% en moyenne), la HAS note que son taux de fiabilité reste bien supérieur à seuil des 80% qu’elle recommande. Seuil que n’atteignent pas pas par ailleurs les tests antigéniques.

“Attention, ils ne seront pas plus rapides puisqu’une analyse PCR est faite mais ils seront incontestablement plus faciles à prélever et beaucoup plus tolérés”, précise la présidente de la Haute autorité de santé. Le prélèvement sera analysé dans la journée dans un laboratoire.

• Comment se passe le prélèvement?

Ces tests pourront à la fois être réalisés au sein de laboratoires de biologie médicale, dans le cadre de dépistages organisés, mais également à domicile. Dans cette situation, il faut alors se rendre dans un laboratoire afin de se voir remettre un tube qui contiendra l’échantillon à analyser, un kit pour désinfecter l’extérieur du tube une fois le prélèvement effectué et enfin un sachet ou une enveloppe pour le transporter.

Quant au mode d’emploi, rien de bien compliqué. “Vous allez devoir saliver simplement dans le tube”, a expliqué Cédric Carbonneil, chef du service d’évaluation des actes professionnels à la Haute autorité de Santé.

“On ne va pas vous demander des choses qui vont nécessiter soit de se racler la gorge, soit de tousser, de gargarisme ou autre…”, détaille le membre de la HAS. Une pipette permettant de récupérer la salive sous la langue est par ailleurs recommandé pour les plus jeunes enfants, de moins de six ans, qui ne savent pas forcément cracher.

Point important à noter: cette salivation ne doit pas être réalisée si dans les 30 minutes précédentes vous avez mangé, bu, fumé ou encore lavé vos dents. Aucune action au niveau buccal ne doit se faire alors au cours de ce délai. Une fois le prélèvement effectué, il est recommandé de l’apporter le jour même au laboratoire en ayant bien pris soin de désinfecter l’extérieur du tube contenant votre salive.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV

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