Toulouse. Comment la venue d’Emmanuel Macron a bunkérisé le sud-est de la ville vendredi matin – actu.fr

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Vendredi 12 mars 2021, le CNES est devenu une forteresse imprenable à Toulouse, avec la venue du président de la République, Emmanuel Macron.
Vendredi 12 mars 2021, le CNES est devenu une forteresse imprenable à Toulouse, avec la venue du président de la République, Emmanuel Macron. (©Illustration/Actu.fr)

Vendredi 12 mars 2021, Emmanuel Macron est passé par Toulouse pour une visite officielle.

Le chef de l’État est arrivé en milieu de matinée. Il s’est rendu au Centre national d’études spatiales (CNES), au sud-est de la Ville rose, pour une « réunion de travail sur la stratégie spatiale au sein du Commandement de l’Espace (CDE) », implanté à Toulouse.

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Plus de 700 policiers et gendarmes mobilisés

La visite a été brève puisque dès le début de l’après-midi, la délégation présidentielle était attendue dans l’Aude. Elle n’en a pas moins nécessité d’énormes moyens pour bunkériser le complexe scientifique de Toulouse, regroupant notamment le CNES, les plus grandes écoles supérieures scientifiques de la Ville rose, l’université Paul Sabatier, mais aussi des centaines de logements.  

C’est un vaste périmètre de plusieurs km2 qui a été quadrillé dès le début de journée par les forces de l’ordre. D’après nos informations, plus de 700 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur cette visite officielle, à Toulouse.

Il était impossible de circuler sans croiser cet imposant dispositif humain au sud-est de l’agglomération, ce qui n’a pas manqué d’intriguer les passants…

Sur les ronds-points

Les forces de l’ordre étaient, en effet, postées sur les ronds-points situés autour du pôle scientifique. Des rondes régulières étaient assurées tout autour du bâtiment du CNES par des grappes de policiers.

La gendarmerie était positionnée sur certains axes routiers de Toulouse, vendredi matin. Comme ici en face le terminus du métro à Ramonville.
La gendarmerie était positionnée sur certains axes routiers de Toulouse, vendredi matin. Comme ici en face le terminus du métro à Ramonville. (©David Saint-Sernin/Actu Toulouse)

Au bord du canal du Midi, sur les ponts du périphérique

Ces mêmes policiers étaient également positionnés, rapprochés les uns des autres, pour surveiller les allées et venues le long du canal du Midi. 

D’autres policiers, lourdement armés, avaient été positionnés sur les ponts surplombant le périphérique sud et des motards surveillaient les bretelles pour entrer sur ce même périphérique. 

Ce qui a pu occasionner quelques perturbations comme ici sur la bretelle d’accès au périphérique, au niveau d’Empalot.

Certaines bretelles d'accès au périphérique, comme ici au niveau d'Empalot, étaient filtrées vendredi matin occasionnant quelques bouchons.
Certaines bretelles d’accès au périphérique, comme ici au niveau d’Empalot, étaient filtrées vendredi matin occasionnant quelques bouchons. (©David Saint-Sernin/Actu Toulouse)

Les entrées et sorties de la ligne B du métro avaient été mises sous surveillance, au terminus de Ramonville, point le plus proche du CNES en transports en commun. 

Dans les airs, un hélicoptère survolait en continu le pôle scientifique.

Le CNES, forteresse imprenable

Le CNES, lui, était une véritable forteresse imprenable. Il fallait montrer patte blanche pour entrer dans le périmètre lourdement sécurisé.

L’entrée sud du CNES, située juste après l’échangeur du Palays, était barrée par plusieurs camions de forces de l’ordre. Il était impossible d’accéder au CNES par là. L’entrée nord du complexe scientifique, située en face la Halle de la Machine à Montaudran, était elle aussi très surveillée.

Il fallait franchir – et avoir de très bonnes raisons pour le faire – deux barrages policiers placés aux deux gros ronds-points de l’échangeur, avant de pouvoir entrer dans le complexe scientifique. Les autres automobilistes qui quittaient le quartier Montaudran et voulaient prendre la direction de Montpellier étaient priés d’aller chercher une autre entrée…

Un complexe scientifique inhabituellement désert

À l’intérieur du complexe scientifique, les forces de l’ordre étaient déployées à intervalles réguliers jusqu’à l’entrée nord du CNES. Des moyens humains et des véhicules immanquables.

Un campus qui était ce vendredi inhabituellement désert, par rapport à l’activité habituelle. Désert, car quasiment rendu inaccessible, même pour ceux qui y vivent…

Difficile de rentrer chez soi

Parmi eux, Geoffroy, étudiant en Licence 3 géologie à l’université Paul Sabatier, aurait bien voulu rentrer chez lui. Sur son vélo, il n’a pas eu le loisir de retrouver son domicile situé dans le périmètre du complexe scientifique, non loin du CNES. 

Mais sur le pont de l’avenue Georges Latécoère, entre le terminus du métro et CNES, les forces de l’ordre lui ont prié de rebrousser chemin.

Geoffroy, étudiant en Licence
Geoffroy, étudiant en Licence  » à Paul Sabatier aurait bien voulu rejoindre son logement situé près du CNES vendredi matin. Il n’a pas pu. (©David Saint-Sernin)

Beau joueur, l’étudiant estimait ce dispositif « plutôt normal lorsqu’un président se déplace à l’extérieur ».

Un dispositif, qui compte-tenu de l’arrivée du président de la République, en dehors des heures de pointe, n’aura finalement pas provoqué de perturbations inhabituelles sur les routes dans ce secteur de l’agglomération. 

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