Toulouse : ce que l’on sait de la fusillade mortelle au Mirail – ladepeche.fr

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l’essentiel Un homme a trouvé la mort, samedi 26 décembre dans la soirée, tué par balles dans le quartier du Mirail à Toulouse. Le service régional de la police judiciaire est chargé de l’enquête.

La scène était aussi ahurissante que sinistre. Samedi 26 décembre dans la soirée, un homme a été tué par balles dans le quartier du Mirail à Toulouse. Alors que des traînées de sang maculaient toujours le bitume et les coursives de l’immeuble au pied duquel le drame s’est noué, le ciel du quartier était lui aussi bariolé de la couleur sang.

Le rouge de feux d’artifice tirés, comme depuis plusieurs mois, dans le quartier. Personnes désœuvrées, ignorante de ce qui venait de se passer, ou tirs festifs à la nouvelle de la mort de la victime ? La question restait entière.

Le parquet de Toulouse a confié l’enquête sur cette nouvelle fusillade aux spécialistes du service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Toulouse. Ils étaient sur place dès samedi soir afin de commencer à démêler les fils d’une énième fusillade (lire ci-dessous), en quelques mois, dans les cités de la ville Rose. Les experts ont prélevé les moindres traces et indices et interrogé les témoins de l’agression. Les informations restaient maigres.

Il meurt moins d’une heure après

Les secours ont été appelés vers 20h40, cheminement le Titien, pour un homme blessé par arme à feu. Sur place, les policiers sont intervenus dans un premier temps. Ils lui ont prodigué les premiers soins, dont un massage cardiaque.

Les sapeurs-pompiers et le Samu ont retrouvé les policiers avec la victime, très grièvement touchée, au sol, dans un immeuble. Malgré leurs efforts, cet homme n’a pu être ranimé. Il a été déclaré mort par le médecin à 21h35, moins d’une heure après son agression.

Depuis lors, l’enquête a débuté. Tout d’abord pour déterminer l’identité de cet homme. Il pourrait s’agir d’un étranger sans-papiers âgé de 25 ans à 30 ans, selon les constatations. Les faits auraient débuté par une embrouille à quelques dizaines de mètres du cheminement Le Titien et de l’immeuble où la victime a succombé à ses blessures. Atteint aux membres inférieurs par des tirs d’arme à feu, il était parvenu à se réfugier dans les coursives.

Dans ces mêmes coursives, un fusil à canon scié a été retrouvé. Pour autant, l’auteur de cette agression mortelle est parvenu à prendre la fuite. Une voiture sombre, dont la victime se serait occupé peu de temps avant les faits, était l’objet de toutes les attentions samedi soir, tandis qu’un représentant du Parquet avait fait le déplacement dans le quartier.

Une « violence installée »

Ce dimanche, alors que les investigations se poursuivaient, le syndicat de police Alliance n’a pu que « constater la violence installée dans ces quartiers et probablement, encore, les conséquences du trafic de stupéfiants que le couvre-feu ne semble pas déranger ». S’agit-il pour autant d’un nouveau règlement de comptes sur fond de trafic de drogue ? Toutes les hypothèses restent ouvertes. Les investigations ne font que commencer.

Une longue liste de morts sur fond de règlements de comptes

Cette fusillade, samedi soir, dans le secteur de Bellefontaine au Mirail à Toulouse, vient allonger la trop longue liste des morts, sur fond de règlement de comptes dans la métropole toulousaine depuis le milieu de l’été. S’agit-il cette fois encore d’un différend lié au trafic de stupéfiants ? L’enquête confiée au SRPJ s’attachera à le déterminer.

Cette nouvelle victime fait penser à un homme, retrouvé mort au milieu du mois de juillet, sur l’Île du Ramier. Ce jeune homme, étranger, avait été découvert tué par balles sur le parking d’une résidence privée. En le visant en pleine tête, son ou ses agresseurs ne lui avaient laissé aucune chance.

Cet épisode ne constituait que les prémices d’un été meurtrier au cours duquel quatre hommes ont trouvé la mort à Toulouse, dans des affaires liées au trafic de stupéfiants.

Dans les quartiers nord et à Blagnac

Le lundi 10 août, Mohamed Eddairi, 19 ans, avait été pris pour cible par des tireurs dans le quartier des Izards. Il n’avait pas survécu. Deux semaines plus tard, le lundi 24 août, Djalil Ben Omran, 17 ans, était mort à son tour après avoir été agressé par une personne munie d’une arme à feu dans ce même quartier des Izards.

Non loin de là, dans le secteur de Lalande, quinze jours plus tard, Ameur Bouazza, 18 ans, qui se trouvait sur le parking d’une résidence privée en compagnie d’une amie, avait été exécuté au volant de sa voiture. La dernière victime recensée était morte dans la soirée du dimanche 11 octobre dans un immeuble de Blagnac.

À chaque fois, le SRPJ a été saisi des enquêtes. Depuis ces faits, le gouvernement, par la voix de Jean Castex et Gérald Darmanin qui s’étaient déplacés à Toulouse, a promis des renforts policiers dans la ville Rose.

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