Tinder, Bumble… Vous avez besoin de moins d’une seconde pour choisir votre “âme sœur”

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Quels sont les facteurs qui influent sur la décision de liker ou non le profil d’une personne sur une application de rencontre ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs de l’Université d’État du Michigan et de l’Université du Maryland. Ils ont en effet constaté que malgré le succès de ces services, ce sujet n’avait été qu’assez peu abordé par la recherche universitaire.

« Nous aimons les gens qui nous aiment »

Pour mener à bien cette étude, les scientifiques ont recruté des étudiants et des adultes âgés de 35 ans en moyenne. Le premier constat est sans appel : les participants se déterminent extrêmement vite en moins d’une seconde. Ce choix se fait donc quasi systématiquement selon l’apparence d’une personne.

L’autre facteur déterminant est la race de l’utilisateur. À ce sujet, un des auteurs, William Chopik, professeur agrégé au Département de psychologie de l’Université d’État du Michigan, précise :

Il était surprenant de constater à quel point tout autre chose que l’attrait et la race importait peu pour le comportement de glissement – votre personnalité ne semblait pas avoir d’importance, le fait que vous étiez ouvert aux rencontres importait peu, ou même votre style et la façon dont vous abordiez les relations n’avait que peu d’intérêt.

Le chercheur fait ainsi état de disparités choquantes : « Les profils d’utilisateurs noirs ont été rejetés plus souvent que les utilisateurs blancs, ce qui met en évidence une autre façon dont les personnes de couleur subissent des préjugés dans la vie quotidienne. »

Cette recherche a aussi permis d’autres constatations intéressantes. Ainsi, les utilisateurs masculins ont liké les profils bien plus souvent que les femmes. De même, les personnes qui se sentent plus séduisantes ont tendance se montrer bien plus sélectives que les autres.

Enfin, les auteurs ont constaté que les personnes dont les profils ont été choisis ont tendance à liker en retour. Les scientifiques estiment donc que « nous aimons les gens qui nous aiment ». En clair, il est selon eux logique que « nous voulions entrer en contact avec d’autres personnes qui ont manifesté un intérêt pour nous, même si elles n’étaient pas au départ un premier choix. »

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