TEST Jurassic World Aftermath sur Oculus Quest

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C’est avec surprise que nous avons découvert la sortie de Jurassic World Aftermath cette semaine en exclusivité sur la plateforme Oculus Quest. Le jeu de Coatsink à qui l’on doit déjà Onward avait été annoncé en septembre dernier lors du lancement du Quest 2 mais n’avait pas de date précise. Il avait en tout cas retenu notre attention avec ses graphismes en cel-shading, très inhabituels pour un jeu VR. Un jeu de survie couplé à une licence que tout le monde connait, nous avions hâte d’aller voir les dinos. Le jeu est affiché au tarif de 21,99€.

Un Jurassic World désaffecté

L’aventure commence deux ans après la fermeture de Jurassic World alors que l’île Isla Nublar a été abandonné à ses occupants les dinosaures. On ne sait trop par quelle fonction, vous, Sam, êtes en route vers cette île dans le plus grand secret pour y récupérer des documents confidentiels. Une mission commanditée par Mia, une scientifique ayant travaillé dans le complexe de recherche du parc. Evidemment, à l’approche de l’île, tout ne va pas se passer comme prévu et votre avion va précipiter son atterrissage, si on peut dire.

Séparé physiquement de Mia qui aura réussi à se mettre en sécurité, vous êtes seul (ou presque) à partir de ce moment et devrait explorer les différentes parties du complexe pour réussir à vous enfuir. Vous l’aurez compris, la tâche sur telle île ne sera pas une promenade de santé puisque les locaux ont été investis par quelques Vélociraptors bien affamés qui ne manquerons pas de vous croquer s’ils vous attrapent. A la manière d’Alien: Isolation, vous devrez donc faire en sorte de progresser zone après zone en étant le plus discret et invisible possible. Si les premières minutes du jeu sont sans réelles difficultés, nos amis les dinos se montreront ensuite assez intelligents pour vous piéger si vous n’êtes pas assez patient ou trop bruyant. Bien évidemment, protection animale oblige, vous ne possédez aucune arme et vous ne pourrez compter que sur deux petits gadgets : une boussole vous indiquant la direction de votre objectif et un appareil permettant d’allumer des caméras et postes radios à distance pour distraire les prédateurs. Mia continuera également de vous donner des indications par radio mais les dialogues sont intégralement en anglais. L’activation des sous-titres permet de comprendre assez facilement les indications mais vous risquez tout de même de passer à côté de certaines nuances du scénario si vous n’êtes pas bilingue. Nous ne savons pas à l’heure actuelle si une traduction est prévue par la suite.

Très vite, vous vous rendrez compte que le complexe est divisé en 6 zones distinctes que vous devrez aller les visiter une à une. Enfin presque puisque surprise, la troisième zone marquera la fin du jeu ! Oui oui, vous avez bien lu, il faudra patienter jusqu’à un DLC (payant) prévu pour l’année prochaine pour pouvoir connaitre la deuxième partie et donc fin de l’aventure. Dans l’état actuel, ce Jurassic World Aftermath est un demi-jeu de 3/4h, ce qui est complètement fou et qui n’est absolument pas mentionné lorsque vous l’achetez.

Découvrez ci-dessous les 30 premières minutes du jeu

Fort potentiel mais qui laisse sur sa faim

Avant de découvrir que ce Jurassic World Aftermath n’était en fait que la moitié d’un jeu, les premières minutes du jeu nous avaient réellement emballées. Dès les premières images ingame, la claque graphique est bien présente. Ce cel-shading est une véritable pépite graphique, parfaitement adapté à la VR ! On est évidemment loin de l’immersion et de l’adrénaline qu’auraient pu procurer des dinosaures photo-réalistes mais nous préférons tout de même ces graphismes cartoon que des visuels qui auraient pu être au rabais ou pixelisés.

Pour un jeu de cache-cache face à des dinosaures, l’intelligence artificielle de ceux-ci est un point central. Et nous n’avons pas été déçus de ce côté là car même si les déplacements des prédateurs semblent suivre un « chemin de ronde » prédéfini, ils n’hésiteront pas à se diriger vers vous au moindre bruit. La difficulté reste donc accessible car si vous vous faites attraper une ou deux fois au même endroit, vous pourrez assez facilement anticiper les mouvements du dino lors de l’essai suivant. A titre de comparaison, Alien: Isolation proposait quand à lui des déplacement totalement imprévisibles. Les environnements sont en plus truffés d’éléments vous permettant de faire diversion et de cachettes sécurisées pour vous cacher le temps de laisser passer l’ennemi. Le challenge est donc très modéré, peut être un peu trop même puis qu’aucune option de difficulté n’est proposée pour ceux qui désireraient plus de challenge.

L’immersion en réalité virtuelle passe également par la possibilité d’interaction et de ce côté là, Aftermath se limite au strict minimum. Aucun objet du décors ne peut être ramassé puis lancé par exemple. Cela avait pourtant un intérêt pour éloigner un prédateur par exemple. Le fait d’être dans cet endroit, désaffecté depuis plusieurs années étaient aussi l’occasion de proposer des collectibles sur la vie passée de ces lieux par exemple mais non, rien de tout ça. Il faut également se contenter de deux seulement deux races de dinosaures vous pourchassant même si quelques autres sont aperçus indirectement. On imagine aussi ce qu’aurait pu être un mode multijoueur asymétrique où l’un des joueur incarne un Velociraptor ou encore des challenges chronométrés mais là encore, rien en vue. Il faut donc se contenter du strict minimum mais pour à peine plus de 20€, nous en demandons peut être beaucoup.

Verdict : 7/10

Nous sommes mitigés comme jamais pour ce jeu qui d’un côté est magnifique, prenant et très bien réalisé mais qui nous laisse complètement sur notre faim avec une histoire coupée en plein milieu ! Cette pratique qui n’est pas annoncée dès le départ laisse un goût amer. Même si le tarif demandé nest pas du tout excessif, nous aurions préféré un titre un peu plus cher avec une histoire entière et un jeu bien plus complet. Tout était présent pour réaliser un jeu du niveau d’Alien: Isolation plusieurs années après mais nous restons vraiment sur notre faim, dommage.

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