Ikea lance au beau milieu du mois d’août deux enceintes connectées que la firme a conçue en partenariat avec le célèbre fabricant audio Sonos. On retrouvera ainsi deux produits, dont une enceinte étagère au design soigné qui peut aussi bien se glisser dans une bibliothèque qu’être vissé au mur. L’autre produit est un petit plus volumineux, et surtout bien plus original. Il s’agit du Ikea Symfonisk, une lampe dont le pied est formé par une enceinte. Vendu pour 179 euros dans les magasins du géant suédois, c’est ce dernier produit que nous avons eu entre les mains et qui nous intéresse aujourd’hui.

Mariage inattendu entre le géant suédois du meuble et le constructeur audio Sonos, l’enceinte connectée Ikea Symfonisk cache bien son jeu avec son allure de lampe futuriste tout en rondeur. D’une hauteur de 40 centimètres et 21 centimètres de diamètre, la Ikea Symfonisk ressemble beaucoup à une lampe, sauf que sa base est en réalité une enceinte recouverte d’un tissu tressé. Cette base ressemble par ailleurs beaucoup au HomePod d’Apple, d’autant plus que les dimensions sont relativement similaires. Le tout pèse 3,30 kg, et permettra de faire office de deux-en-un, et ainsi économiser de la place sur une table basse. Le design reste dans la droite lignée de ce qui se fait chez Ikea, on aime ou on aime pas, donc, mais de notre côté, on trouve la Ikea Symfonisk plutôt séduisante, bien qu’un peu massive.

En ce qui concerne la partie lampe, ça va aller très vite puisqu’il s’agit simplement d’un luminaire tout ce qu’il y a de plus classique. Le globe de verre surmontant l’appareil se dévisse très facilement, laissant apparaitre un culot E14 qui pourra accueillir une ampoule LED ne dépassant pas 7 W de puissance, soit un petit éclairage d’appoint, mais pas un luminaire principal pour éclairer une pièce. La lampe s’allume via un interrupteur rotatif situé sur le côté de l’enceinte et… c’est tout. C’est d’ailleurs dommage que la lumière ne soit pas connectée, puisque cela aurait fait un bon appareil tout-en-un avec l’enceinte Sonos, qui, elle, est bien connectée. Il faudra compter sur ses jambes et jouer du poignet pour allumer la lampe, à l’ancienne, donc.

Le fait que la lampe elle-même ne soit pas connectée est un défaut, à notre sens, et cela donne un peu l’impression d’un travail à moitié fait, d’autant plus que le fait de la coupler avec une enceinte aurait permis des utilisations pertinentes, comme une lumière qui s’adapte au rythme ou à l’ambiance de la musique diffusée, par exemple. Malgré tout, il reste possible d’installer une ampoule connectée dans la lampe puisqu’il s’agit d’un culot standard, et ainsi de pouvoir contrôler la lumière depuis son smartphone, mais cela demande une installation et un coût supplémentaire, en plus de devoir gérer l’ampoule et l’enceinte depuis des applications séparées. Il sera sans doute possible de le faire en utilisant une ampoule connectée d’Ikea et d’utiliser la future application du constructeur suédois pour gérer la maison connectée, mais elle ne devrait pas sortir avec l’année prochaine.

Le point principal reste donc avant cette enceinte conçue par Sonos, très réputé pour la grande qualité de ses produits. Pour autant, la Ikea Symfonisk est proposée pour « seulement » 179 euros, soit au même prix que le premier produit de la gamme de Sonos, la Play:1, sauf que cette dernière est plus petite, et que là, on gagne une lampe en prime. Y-aurait-il anguille sous roche ? Autant le dire tout de suite, la réponse est non. On a là un vrai produit audio digne de Sonos.

Comme toutes les autres enceintes de Sonos, la Ikea Symfonisk peut parfaitement venir compléter un écosystème de la marque. Vous pouvez profiter de la stéréo en la couplant à une autre enceinte, ou encore profiter du multiroom. Malgré tout, l’enceinte peut tout à fait servir de point d’entrée à l’écosystème Sonos, et être utilisée seule. Pour la contrôler, on retrouve trois boutons à l’avant « moins », « Play/Pause » et « Plus », ainsi qu’un port Ethernet à l’arrière de l’enceinte. Ces boutons viendront forcément compléter une installation au préalable sur l’application proposée par Sonos, disponible aussi bien sur iOS que sur Android. Chez Apple, on gagnera tout de même l’avantage d’une compatibilité avec AirPlay 2 afin de ne pas avoir à passer par l’application de Sonos, qui n’est pas spécialement un exemple d’ergonomie. Mais les choses devraient changer prochainement, avec l’application pour gérer la maison connectée d’Ikea. En attendant, les utilisateurs de produits Apple sont logiquement avantagés au niveau facilité de fonctionnement par rapport à ceux sur Android. Notons enfin qu’Ikea a prévu une télécommande pour contrôler l’enceinte, elle sortira à l’automne.

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p class=”p1″>Tout d’abord, il conviendra de préciser que la Ikea Symfonisk est avant tout destinée à ceux qui cherchent à se procurer une enceinte principalement pour écouter de la musique. Ça paraît bête, mais étant donné que l’enceinte n’embarque pas Alexa ni Google Assistant, le terme d’enceinte connectée pourrait être trompeur. On est plutôt en face d’un produit comme Sonos sait les faire : axé sur la qualité sonore, même si la firme commence de plus en plus à intégrer des assistants vocaux dans ses produits, comme avec sa Sonos One.

À l’intérieur de la Ikea Symfonisk, on retrouve ni plus ni moins qu’une enceinte équivalente à la Sonos Play:1. On retrouve à l’intérieur deux amplificateurs, un tweeter et un mid-woofer, pour un son qui est projeté vers l’avant, et non pas à 360° comme aurait pu le laisser suggérer sa forme. Le son est assurément bon et puissant, avec assez peu de saturation même lorsqu’on la pousse dans ses derniers retranchements. On notera tout de même un léger retrait dans les basses, qui s’amincissent lorsqu’on pousse le volume (les sons de grosses caisses, notamment, donnent vite cette impression de son en « carton »). Du côté des mediums et des aigus, c’est un sans faute, et jamais les sons aigus ne deviennent criards. Clairement, la qualité audio est au rendez-vous.