Test du Sony A7C : le meilleur de l’hybride et du reflex ?

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Chez Sony, les hybrides équipés d’un capteur 24×36 mm — on parle de « plein format » — appartiennent aux gammes Alpha 7 et Alpha 9. Dernier-né de la famille, l’Alpha 7c est le premier boîtier à être aussi compact. Est-ce forcément synonyme de concessions techniques ou de fonctionnalités moindres ? On vous dit tout dans notre test !

Prix et disponibilité

L’Alpha 7c est disponible dès aujourd’hui en deux teintes : noir intégral ou noir + argenté (notre modèle de test). Il est vendu 2400 € (prix public conseillé), accompagné d’un objectif 28-60 mm f/4-6, 3 ou 2100 € seul. Dans ce cas, il faudra s’équiper d’un objectif à monture FE afin d’en tirer le meilleur. Le flash externe HVL-F28RM conçu pour l’appareil est quant à lui commercialisé 280 €.

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

Principales caractéristiques techniques

Capteur Cmos BSI 23,8 x 35,6 mm de 24,2 Mpxl effectifs
Définition maximale 6 000 x 4 000 pixels
Sensibilité 50 – 204,800 Iso (mode étendu)
Vidéo 4 K UHD 3840 x 3160 pixels à 25 ou 30 im/s (100 ou 60 Mbps), Full HD en 100 ou 120 im/s
Formats de fichiers Jpeg, Raw, XAVC S, AVCHD, MP4
Protection du boîtier oui, tropicalisation
Stabilisateur oui, sur 5 axes
Viseur Oled 2,36 millions de points
Moniteur 3’’ tactile, monté sur rotule
Flash intégré non
Vitesses d’obturation 1/4 000 sec à 30 sec (obturateur mécanique ou électronique) donné pour 200 000 cycles
Rafale 10 im/s (sur 115 RAW ou 215 Jpeg ou 86 RAW+Jpeg)
Stockage carte SD XC (UHS-II)
Interfaces USB (Type-C), micro 3,5 mm, micro HDMI (type D)
Dimensions/Poids 124 x 71,1 x 59,7 mm/509 g (avec batterie et carte mémoire)

Design : bonnes compacité et prise en main

Bien plus compact qu’un reflex numérique plein format, l’Alpha 7c bénéficie d’une excellente qualité de construction et d’une finition irréprochable. Ses concepteurs ont eu la bonne idée de le tropicaliser, c’est-à-dire de l’équiper de joints d’étanchéité qui lui permettront de résister à une bonne averse (mais tout de même pas à une immersion).

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

Cette compacité bienvenue implique une nette diminution du nombre de commandes physiques disponibles. Cela pourra faire râler les utilisateurs pros ou les inconditionnels du boîtier reflex. Mais les amateurs y trouveront leur compte, le boîtier étant nettement plus simple à manipuler.

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

Le 7C dispose d’un viseur numérique déporté dans le coin gauche, ce qui obligera les gauchers à s’écraser le nez sur l’écran afin de l’utiliser. À défaut d’être parfaite, l’image qu’il produit est satisfaisante. Nous devons toutefois confesser que nous ne l’avons quasiment jamais utilisé durant nos huit semaines de test. Nous lui avons préféré l’écran tactile 3’’ que Sony a monté sur une rotule très pratique.

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

Celui-ci permet d’effectuer un cadrage précis dans toutes les situations. Il s’avère très pratique si l’on souhaite rester discret lors de la prise de vue. On peut cadrer au niveau du bassin, par exemple, ou à des angles inhabituels sans se péter les vertèbres (au ras du sol, au-dessus d’une foule). Les amateurs d’égoportraits et les vloggueurs ne sont pas oubliés puisqu’il est possible de faire pivoter l’écran à l’horizontale sur 180° afin de se filmer soi-même.

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

L’Alpha 7c dispose d’une connectique fort complète logée sur le flanc gauche. Deux petites trappes protègent la sortie casque, l’entrée micro externe, le port micro-HDMI ainsi que le connecteur USB-C. Une troisième dissimule l’emplacement pour carte SD où seront enregistrées les photos et vidéos capturées. Enfin, la face inférieure donne accès à la batterie rechargeable ainsi qu’au traditionnel filetage pour trépied.

L’absence de flash intégré peut s’avérer problématique pour certains usages : c’est à notre avis le prix à payer afin de conserver la compacité du boîtier. S’il s’avère indispensable, on pourra toujours utiliser un modèle externe que l’on insérera dans la griffe porte-accessoires. Une autre option aurait été de faire l’impasse sur le viseur électronique afin de le remplacer par un flash extractible. Manifestement, le positionnement marketing souhaité par Sony privilégie le premier par rapport au second.

Ergonomie : cachez ces menus que je ne saurais voir!

Le menu de pilotage de l’Alpha 7c propose un nombre impressionnant de réglages et de paramètres. Conçue il y a un sacré bout de temps, elle repose sur un mécanisme d’onglets plutôt intuitif. Ou plus exactement qui était plutôt intuitif à l’origine. Car au fil des générations, l’ajout de nouvelles fonctions aux boîtiers l’a complexifiée jusqu’à la rendre difficilement utilisable si l’on n’est pas un photographe aguerri !

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

Sony a donc entamé sa refonte sur ses nouveaux boîtiers haut de gamme et l’on regrette que l’Alpha 7c n’en bénéficie pas. Et ne comptez pas sur la dalle tactile de l’écran pour naviguer plus rapidement dans l’arborescence des paramètres puisqu’elle n’est tout simplement pas activée. Le constructeur a cru pertinent de limiter son usage à la mise au point tactile et à certaines fonctions liées à la visualisation des images.

Afin d’alléger un peu l’ensemble, Sony propose tout de même un menu personnalisable où l’on pourra regrouper les paramètres les plus souvent utilisés. Cela reste tout de même une bien faible consolation…

Qualité d’image au top

Le mode de prise de vue automatique bénéficie d’une intelligence artificielle très bien pensée. Si l’on ne souhaite pas s’embêter avec les réglages, on sélectionnera donc la position « AUTO » et tout se passera bien. L’autofocus s’avère d’une précision redoutable et surtout d’une grande rapidité. On apprécie la fonction de mise au point automatique sur l’œil (humain ou animal) permettant d’obtenir des portraits nets.

Alpha 7c ambiance atelier

Merci à Bebar de nous avoir ouvert son atelier pour ce test © Presse-Citron (Marc Mitrani)

Polyvalence

Lorsque la luminosité ambiante baisse, un faisceau d’assistance à la mise au point facilite l’opération. Il a pour principal inconvénient de ne pas être d’une grande discrétion et surtout d’aveugler temporairement le sujet. En le désactivant, l’autofocus sera un peu moins réactif en cas de faible éclairage ambiant, mais la prise de vue nettement plus discrète.

Bien entendu, l’Alpha 7c répond présent si l’on souhaite sortir du mode tout automatique. Outre le paramétrage manuel, on pourra bénéficier des traditionnels modes de prise de vue semi-automatiques. Même chose en captation vidéo, où l’on pourra agir finement sur les variables de prise de vue.

On ne va pas vous assommer ici avec des considérations trop techniques : d’autres le font régulièrement et avec beaucoup de talent. On se contentera de préciser que le capteur plein format embarque 24,3 Mpxls effectifs et qu’il est de type Exmor R, soit rétroéclairé. Dans les faits, il capte plus de lumière afin de produire une image de meilleure qualité, notamment en basse luminosité. Bon point enfin pour la stabilisation sur cinq axes que nous trouvons redoutablement efficace.

Un objectif de kit honorable

L’Alpha 7 c est proposé nu ou en kit comprenant le nouvel objectif 24-50 mm f/4-6, 3. Sans être le meilleur du moment, celui-ci autorise une belle polyvalence en matière de prise de vue. On pourra shooter facilement des portraits réussis ou des paysages sans trop se casser la tête. Il nous semble intéressant pour débuter, même s’il montre vite ses limites en matière de luminosité (ce qui pourra poser problème à certains pour le portrait en luminosité moyenne). Et pour tout dire, nous lui avons rapidement préféré un 24-70 mm f/4, nettement plus homogène en matière de portraits ou de photographie de rue… mais aussi bien plus cher !

La vidéo n’est pas oubliée

L’aspect vidéo est tout aussi soigné que la partie photographique. On peut capter des séquences en 4 K Ultra HD à 30 im/s à un débit binaire de 60 ou 100 Mbit/s. L’image sera ainsi nettement plus détaillée (car moins compressée), mais l’on regrette qu’il ne soit pas possible de monter à 60 im/s en 4 K. Pour cela, il faudra se contenter de la Full HD qui propose aussi une cadence de 120 im/s afin de réaliser des ralentis.

Dans tous les cas, les vidéos enregistrées s’avèrent d’excellente qualité. Le son stéréophonique enregistré par les micros internes est quant à lui très satisfaisant. On pourra toujours l’améliorer en jouant avec les paramètres de prise de vue (si on les trouve !) ou encore utiliser un micro externe.

À l’usage, l’Alpha 7c s’avère très convaincant sur bien des aspects. Nous l’avons notamment apprécié pour la réalisation de portraits à main levée, mais aussi en intérieur avec une luminosité faible ou moyenne. Dans le second cas, on pourra au choix monter en sensibilité afin de ne pas risquer un flou de bougé ou caler l’appareil sur une table ou un trépied. Ne comptez pas sur l’aperçu affiché par le moniteur afin de déterminer si l’image est floue : vu sa taille, on ne pourra quasiment jamais s’en rendre compte. Ou alors activez la loupe lors de la visualisation, elle seule pouvant vous aider à déterminer le degré de netteté de l’image.

Sony Alpha 7C

© Presse-Citron

En définitive, notre seul véritable regret à propose de l’Alpha 7c est l’absence d’un second emplacement pour carte SD. Celui-ci aurait été un allié précieux afin d’augmenter la capacité d’enregistrement, ou de séparer les images fixes et animées automatiquement.

On choisira sans hésiter pour une carte mémoire de typer SDXC afin de ne pas subir de ralentissement lors de la prise de vue. Cela s’avère particulièrement vrai si l’on shoote en rafale, le rythme impressionnant de 10 images par seconde pouvant être tenu sur plus de 200 Jpegs en pleine taille ou au minimum 100 photos en format RAW.

On passera rapidement sur les fonctions de connexion sans fil, devenues traditionnelles sur ce type de boîtier. Wifi et Bluetooth permettront de piloter le boîtier depuis un smartphone, récupérer les photos et jouer sur les principaux paramètres à l’aide de l’application compagnon (iOS et Android).

Enfin, l’autonomie électrique s’avère très bonne et l’on pourra envisager sans aucune problème une randonnée photographique sans avoir à s’encombrer d’une seconde batterie.

Sony Alpha 7c : notre avis

Plus proche de l’appareil photo professionnel que des traditionnels hybrides grand public, l’Alpha 7c séduira à coup sûr les amateurs exigeants. À condition d’accepter le nombre réduit de commandes mécaniques, les semi-professionnels l’adopteront pour sa compacité et sa maniabilité. Les images et vidéos produites sont excellentes, y compris lorsque la luminosité faiblit. On apprécie la très efficace stabilisation intégrée, ainsi que la précision et la rapidité de l’autofocus. Ce compagnon idéal des portraitistes et photographes de rue bénéficie en plus d’une très bonne autonomie ainsi que d’un écran pivotant que l’on apprécie lors de la réalisation de prises de vues discrètes.

S’il est proche de la perfection, il n’est toutefois pas exempt de défauts. En premier lieu, ses menus de paramétrage souffrent d’une ergonomie très largement perfectible, l’empilage de fonctions le rendant difficilement maîtrisable sans un minimum d’entraînement. Et ne comptez pas sur la fonction tactile pour faciliter la navigation, limitée à la mise au point et la visualisation des images.

Heureusement, les qualités globales de l’Alpha 7c l’emportent haut la main sur les inconvénients que nous avons relevés. On ne peut donc que chaudement conseiller l’adoption de ce boîtier au prix un peu élevé, mais qui vous apportera une grande satisfaction !

Sony A7C

2400€

Caractéristiques

9.0/10

Qualité de construction

9.0/10

Prise en main & ergonomie

8.0/10

Qualité d’image

9.5/10

Rapport qualité/prix

8.5/10

On aime

  • Compacité
  • Autofocus très réactif
  • Qualité photo / vidéo
  • Ecran articulé
  • Autonomie

On aime moins

  • Menus trop complexes
  • Ecran tactile sous-exploité

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