Depuis le début du mouvement, la ville est une « place forte » de la contestation où les manifestations dégénèrent souvent.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h45, mis à jour à 14h13

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Plus de 2 000 « gilets jaunes » répondant à un appel national à défiler à Montpellier, pour l’acte XXX du mouvement né en novembre, manifestaient samedi 8 juin à Montpellier, selon la préfecture, dans une atmosphère très tendue entre manifestants et forces de l’ordre.

Dès midi, des centaines de personnes se sont rassemblées place de la Comédie, en plein centre de Montpellier, derrière une banderole « Résistance, nous sommes du bon côté de l’Histoire ». A peine le cortège s’est-il ébranlé, la situation s’est tendue, et les forces de l’ordre, en nombre, ont fait usage de gaz lacrymogènes en pleine rue commerçante, pour empêcher les manifestants de gagner la préfecture. Beaucoup parmi eux portaient des masques et criaient « dictature ! ».

Montpellier, « place forte » du mouvement des « gilets jaunes »

Malgré l’appel de la préfecture à fermer les commerces, la plupart des magasins et des restaurants étaient ouverts. Des vigiles qui montaient la garde devant les commerces se faisaient traiter de « collabos ».

Vers 13 heures, les CRS ont fait évacuer la place de la Comédie à l’aide de gaz lacrymogènes où avaient reflué les manifestants, qui sont ensuite partis comme ils pouvaient vers la gare et dans les rues adjacentes. Selon la préfecture, deux interpellations ont été effectuées, une pour violence, la seconde pour outrage. Les « steet medics » parlent d’au moins deux blessés parmi les manifestants pris en charge près de la préfecture.

Depuis le début du mouvement, Montpellier est une « place forte » des « gilets jaunes », dans laquelle les manifestations dégénèrent souvent et donnent lieu à de nombreuses interpellations.

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