Un deuxième sauvetage qui aurait pu tourner au drame. Des sauveteurs de la SNSM de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) ont indiqué avoir dû secourir dans la nuit de vendredi à samedi un bateau de plaisance parti en dépit d’un avis de tempête. Une attitude qualifiée “d’inconsciente”, alors que trois sauveteurs sont morts vendredi en Vendée. 

Vendredi 7 juin, vers 16 heures, un bateau de plaisance avec deux hommes à bord est parti de Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados, pour rejoindre plus à l’Ouest Saint-Vaast, un voyage d’une trentaine de milles, soit une cinquantaine de kilomètres.  

“Quand ils sont arrivés en rade de Saint-Vaast vers 22 heures, leur mouillage n’a pas tenu et ils se sont retrouvés dans les cailloux, à côté de l’île Tatihou”, a expliqué à l’AFP Fabrice Leblond, patron de la station SNSM de Saint-Vaast, confirmant une information de Ouest-France.  

Ça nous a mis en pétard quand on sait ce qui s’est passé

Fabrice Leblond, patron de la station SNSM de Saint-Vaast

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Les sauveteurs de la SNSM ont dû intervenir “en zodiac par mauvais temps et en pleine nuit. Ça nous a mis en pétard quand on sait ce qui s’est passé”, a-t-il ajouté, en allusion au chavirage d’un canot de la SNSM aux Sables-d’Olonne parti secourir un chalutier alors que la tempête Miguel faisait rage. 

“Quand on est pris par le mauvais temps d’accord, mais partir avec un voilier de 9 mètres avec un avis de tempête, je trouve ça limite…”, a fustigé le patron de la station SNSM de Saint-Vaast.  

“On a récupéré les deux personnes pour les mettre en sécurité et on a pris le risque de sortir le voilier des cailloux, si on ne le sortait pas il aurait été détruit”, a-t-il ajouté, soulignant “l’inconscience” des deux plaisanciers qui se sont “excusés”.  

Née en 1967, la SNSM rassemble quelque 8.000 bénévoles du sauvetage en mer formés au secourisme. En 2017, environ 9.000 personnes ont été secourues par les sauveteurs de la SNSM. 

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