La tempête Miguel a balayé l’Hexagone d’ouest en est, et causé le pire des dégâts : la mort de trois sauveteurs en mer et un pêcheur disparu. Un homme a également été gravement blessé : vendredi soir, un peu avant minuit, place de la Bataille-de-Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de Paris, un arbre a chuté sur un réverbère qui est tombé sur cet homme. Pris en charge par les sapeurs-pompiers de Paris dans un état grave, il a été évacué en urgence vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Son pronostic vital était alors engagé.

La BSPP a par ailleurs été relativement peu sollicitée dans la nuit de vendredi à samedi : 120 interventions ont été nécessaires dans la capitale et les trois départements adjacents, dont 90 pour des matériaux menaçant de chuter.

Dans le ciel de ce samedi, l’accalmie domine. La carte de vigilance de Météo France, qui vendredi comptait dix départements en orange, est repassée au vert. Tous les Hauts-de-France restent en vigilance jaune. Dans le Pas-de-Calais, des vents violents vont encore souffler toute la matinée, tout comme dans le Nord où les orages prendront le relais dans l’après-midi. Dans la Somme, les vents souffleront moins longtemps, jusqu’au milieu de matinée, mais entre 14 et 18 heures, des orages sont attendus. Cette perturbation orageuse touchera aussi l’Aisne. Le vent ne s’apaisera vraiment que dans la nuit de samedi à dimanche.

Vendredi, des rafales violentes ont touché les façades de l’Atlantique dès le matin et des vents de 129 km/h ont été enregistrés à l’île d’Yeu (85) et à la pointe de Chémoulin (44), à plus de 110 km/h sur les îles charentaises de Ré et d’Oléron (17). Ce samedi matin, on a recensé des vents à 104 km/h au cap Gris-Nez (Pas-de-Calais). Dans la journée les rafales devraient perdre en intensité, à mesure que la dépression s’évacuera par le nord, pour n’être plus qu’un faible souffle dimanche matin.

Vendredi soir à 21 heures, 42 000 clients étaient encore privés d’électricité, selon Enedis. Ce samedi à 9 heures, le courant a pu être rétabli en partie et 28 000 foyers n’ont pas pu allumer leur machine à café ou leur bouilloire. 6 000 sont en Aquitaine nord, 5 500 en Bretagne, 4 500 en Pays de Loire, 2 000 dans le Centre-Val de Loire, 1 000 en Poitou-Charentes et 9 000 en Normandie. Un millier d’agents Enedis restent mobilisés pour rétablir le service le plus vite possible.