Tempête Alex : Au moins quatre morts en France et en Italie après des crues hors normes – 20 Minutes

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Une vue aérienne de Saint-Martin-Vesubie après les intempéries du 3 octobre 2020. — AFP

Le corps d’un homme a été retrouvé dimanche dans sa voiture immergée à Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes, portant à au moins quatre le nombre de morts causés par les intempéries meurtrières qui ont frappé le sud-est de la France et le nord de l’Italie vendredi.

« Il y a eu une pluie torrentielle le vendredi matin, et à 17h, tout s’est écroulé. Les maisons, les parkings, la caserne des pompiers… Tous ceux qui étaient près de la rivière, on est 30 familles à avoir perdu notre maison, et tout ce qu’on possédait » : dimanche, Sandra Dizdt, une retraitée de 62 ans vivant à Saint-Martin-Vésubie, a décrit à l’AFP la violence de l’épisode qui a frappé l’arrière-pays niçois.

Pas de bilan précis à ce jour

Deux jours après ce déluge, les pompiers des Alpes-Maritimes dénombraient toujours huit personnes « disparues », et 13 autres « recherchées » –les personnes portées disparues ayant été emportées par les flots devant des témoins. Côté italien, les autorités ont déjà fait état de trois morts, dont un berger retrouvé, selon les pompiers italiens, en France. Par ailleurs, au moins quatre corps ont été découverts dimanche échoués sur les côtes italiennes, ont annoncé l’agence de presse italienne Ansa et d’autres médias, précisant que les autorités italiennes et françaises cherchaient conjointement à déterminer leur identité.

Les autorités ligures n’ayant pas fait état de disparus jusqu’ici, l’hypothèse privilégiée des enquêteurs est que certaines des victimes sont des personnes portées disparues ou recherchées en France, selon l’agence. Les autorités françaises n’ont pas commenté ces informations. Le bilan précis des intempéries n’était donc pas connu dimanche soir.

950 pompiers travaillent encore

Plus de 950 pompiers étaient encore à pied d’oeuvre du côté français de la frontière dimanche, poursuivant la reconnaissance des zones encore isolées, participant aux opérations de déblaiement et ravitaillant les populations, ont-ils précisé. A Saint-Martin-Vésubie, à Breil-sur-Roya, ou côté italien aussi, les mêmes images : maisons effondrées ou emportées par les flots, voitures englouties sous la boue, ponts et routes arrachés.

En Italie, cela faisait des décennies que les habitants n’avaient pas vu un tel désastre : de la riviera aux vallons du Piémont, le déluge a dévasté des villages entiers, emporté ponts et routes, aggravant la détresse des habitants après des mois d’un confinement ruineux pour l’activité locale. Les régions italiennes du Piémont et de la Ligurie ont demandé à Rome de décréter l’état d’urgence. En France, l’Etat a lancé la procédure de « catastrophe naturelle ».

Le Premier ministre français Jean Castex n’a pas caché « sa vive inquiétude » sur le bilan définitif de ces intempéries exceptionnelles. La préfecture a annoncé l’envoi dans chacune des communes isolées d’un militaire, d’un sapeur-pompier et d’un fonctionnaire de préfecture pour venir en aide aux maires. Lundi, des militaires du génie devraient prendre part à des opérations de déblaiement des routes, pour tenter de désenclaver les zones encore coupées du monde.

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