Télécoms : trois opérateurs chinois expulsés manu militari de la bourse de New-York ?

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Télécoms : trois opérateurs chinois expulsés manu militari de la bourse de New-York ?

Qu’on se le dise : 2021 sera encore synonyme de tensions entre Washington et Pékin. La Bourse de New York pourrait nous livrer une nouvelle illustration des frictions sur la ligne des deux superpuissances en radiant de sa cote un trio de géants des télécoms chinois afin de rentrer dans les clous d’un décret de l’actuel président américain Donald Trump, qui entrera en vigueur le 11 janvier. Les trois sociétés cotées en bourse touchées par ce changement sont China Telecom, China Mobile et China Unicom Hong Kong.

“L’ordonnance interdit, à partir de 9h30, le 11 janvier 2021, toute transaction sur des titres cotés en bourse, ou sur des titres dérivés de ces titres ou conçus pour fournir une exposition d’investissement à ces titres, de toute société militaire chinoise communiste, par tout ressortissant des États-Unis”, explique la Bourse de New York dans un communiqué pour justifier de sa décision.

Signé le 12 novembre dernier, ce décret interdit de négocier et d’investir dans toute société précédemment considérée comme une société militaire communiste chinoise par le ministère américain de la défense. Il interdit également de négocier dans toute nouvelle société 60 jours après que les États-Unis lui aient apposé cette étiquette. Outre les trois opérateurs chinois, d’autres géants technologiques chinois – dont bien évidemment Huawei mais également Hikvision, Panda Electronics et Semiconductor Manufacturing International Corporation (SMIC) – figurent sur la liste noire brossée par Washington.

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Huawei et SMIC également concernés

Lors de la présentation de ce décret, l’actuel pensionnaire de la Maison Blanche Donald Trump avait attaqué frontalement le secteur technologique chinois. Pour lui, la Chine “exploite les capitaux américains” pour renforcer et moderniser son armée afin de lui permettre de menacer les États-Unis et ses alliés, mais aussi de développer “des armes conventionnelles avancées et des cyberactions malveillantes contre les États-Unis et leur population”.

“Grâce à la stratégie nationale de fusion militaro-civile, la Chine augmente la taille du complexe militaro-industriel du pays en obligeant les entreprises civiles chinoises à soutenir ses activités militaires et de renseignement”, avait alors affirmé le président américain. Et d’expliquer que “ces entreprises, bien qu’elles restent ostensiblement privées et civiles, soutiennent directement les appareils militaires, de renseignement et de sécurité de la Chine et contribuent à leur développement et à leur modernisation”.

“Dans le même temps, ces sociétés mobilisent des capitaux en vendant des titres à des investisseurs américains qui négocient sur des bourses publiques ici et à l’étranger, en faisant pression sur les fournisseurs d’indices et les fonds américains pour qu’ils incluent ces titres dans les offres du marché, et en se livrant à d’autres actes pour garantir l’accès aux capitaux américains”, avait-il regretté. Reste maintenant à voir si la position de Donald Trump sera suivie par son successeur à la Maison Blanche, le démocrate Joe Biden, qui doit prêter serment le 20 janvier. 

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