Sur CNews, Jean-Pierre Elkabbach et Frédérique Vidal s’allient contre les islamo-gauchistes – Télérama.fr

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Face à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean-Pierre Elkabbach, journaliste vedette de CNews, révèle l’ampleur de la subversion de l’Université : l’islamo-gauchisme des indigénistes adeptes de Mao et de Khomeiny a conquis jusqu’au directeur du CNRS, Antoine Petit. Son interlocutrice promet de mener une enquête… confiée au CNRS. On marche sur la tête.

« Dans Repères, je reçois Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonce Jean-Pierre Elkabbach dimanche soir sur CNews. La recherche est-elle aujourd’hui en crise ? Pas seulement à cause des vaccins. Il y a l’angoisse, parfois le désespoir des étudiants qui ont tant de difficultés à se loger, se nourrir, suivre des cours dans des universités sous l’emprise croissante des indigénistes et des islamo-gauchistes qui gagnent du terrain. » Quelle horreur ! Les islamo-indigéno-gauchistes empêchent les étudiants de se loger, de se nourrir, de suivre des cours. « Mais tout d’abord Alain Duhamel. » On y reviendra. Ce qui compte, c’est avant tout la menace que les islamo-gauchistes font peser sur la vie des étudiants. Car il n’existe pas de vaccin contre un tel virus.

 

 

© CNews

« Frédérique Vidal, je suis heureux de vous recevoir dans cette époque de tempête qui est en train d’asphyxier les étudiants et qui agite l’Université et la recherche. » Une tempête qui asphyxie, c’est original. Sans doute les décoloniaux racialistes ont-ils concocté une tempête de sable avec les djihadistes du Sahel. « Sur la recherche, interroge d’abord Jean-Pierre Elkabbach, pourquoi les scientifiques cherchent-ils en France et ils trouvent à l’étranger ? — Les scientifiques trouvent aussi en France », se défend la ministre. « La recherche a été quelque peu négligée, déplore l’intervieweur. C’est une vieille histoire et on va pas chercher qui sont les responsables. » Ce serait désobligeant. « Mais aujourd’hui il faut que ça change. — Absolument, c’est tout l’objet de la Loi de programmation de la recherche, assure Frédérique Vidal. C’est des meilleurs salaires, des conditions de travail facilitées, plus d’argent pour les laboratoires. » Et c’est une fronde généralisée d’universitaires gangrenés par les indigénistes pour ne pas saisir toute la générosité de la LPR.

Du tac au tac, Jean-Pierre Elkabbach relance la ministre sur sa merveilleuse loi… En fait, non : « Mais est-ce qu’on peut dire “relocaliser les industries de la santé” et en même temps encourager les industriels français ? » Ou l’inverse ? « C’est en lien, assure la ministre. Et c’est toute une partie de la loi. » Du tac au tac, Jean-Pierre Elkabbach relance la ministre sur sa merveilleuse loi… En fait, non. « Pour les Français, pour nous tous, les vaccins sont le meilleur remède pour sauver nos vies et sauver la vie normale. » Euh… Quel rapport avec l’Université ? « C’est un problème mondial, plaide Frédérique Vidal. On a besoin que le monde entier soit vacciné. C’est vraiment une approche mondiale et c’est ce que porte le président. » C’est pourquoi la France refuse que le vaccin passe sous licence libre, comme le réclament de nombreux pays du Sud. « C’est ce que nous disons sur CNews depuis longtemps, se rengorge Jean-Pierre Elkabbach. Il faut que les Africains, les Asiatiques, les pauvres… » Retournent dans leur pays, si j’ai bien suivi. « … soient aussi vaccinés. » Oui mais dans leur pays.

 

 

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Au bout de trois minutes, Jean-Pierre Elkabbach aborde enfin le vrai problème auquel est confronté l’enseignement supérieur. « Sur cinq colonnes, Le Figaro titrait vendredi, confirmant une vague de témoignages préoccupants, “L’islamo-gauchisme gangrène les universités”. Est-ce que vous êtes d’accord ? — Je pense que l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et que l’Université n’est pas imperméable, elle fait partie de la société. » Argh ! l’Université est bel et bien gangrenée, la ministre elle-même l’a constaté. « Ce qu’on observe, c’est qu’effectivement il y a des gens qui peuvent utiliser leurs titres et l’aura qu’ils ont pour porter des idées radicales ou des idées militantes. » Heureusement que la ministre n’est ni radicale ni militante.

« Quelles idées ? », s’enquiert Jean-Pierre Elkabbach. Frédérique Vidal l’éclaire : « De l’islamo-gauchisme. » Ça se confirme. Les islamo-gauchistes défendent les idées de l’islamo-gauchisme, il sont vraiment irrécupérables. « En regardant toujours tout par le prisme de leur volonté de diviser, de fracturer, de désigner l’ennemi, etc. » C’est une cinquième colonne. Le journaliste précise : « Vous ajoutez aussi les indigénistes qui disent “la race, le genre, la classe sociale”. Tout ça, ça forme un tout. » Oui, ça forme « la peste intersectionnelle », comme l’analyse finement Raphaël Enthoven. « Absolument, confirme Frédérique Vidal. D’ailleurs, en biologie, ça fait bien longtemps qu’on sait qu’il n’y a pas de race. » Et que le racisme n’existe plus. « Donc vous voyez à quel point je suis tranquille avec ce sujet-là. » La biologie.

 

 

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« Vous, vous êtes tranquille mais y en a beaucoup qui ne le sont pas, s’alarme Jean-Pierre Elkabbach. Vous avez dit [que c’était] des minorités mais elles sont agissantes. » C’est le problème des minorités, elles sont toujours « agisssantes ». Alors que la majorité, elle, ne fait que subir. Frédérique Vidal promet : « Il y a la réaction de tous les chercheurs académiques qui revendiquent le droit d’approfondir les connaissances librement. » Sans crier « Allah akbar, el pueblo unido jamás será vencido ! » « Mais on les empêche, se désole Jean-Pierre Elkabbach. Il y a une sorte d’alliance entre Mao Tsé-toung et l’ayatollah Khomeini. » Les fameux mao-khomeinistes. « Mais vous avez raison », approuve Frédérique Vidal. On ne compte plus les mollahs à col Mao dans les amphis. Heureusement, « chaque fois qu’un incident se produit, il est sanctionné. À chaque fois que quelque chose est empêché, c’est reprogrammé. L’immense majorité des universitaires sont conscients de cela et luttent contre cela ». Dans la lignée de Bruno Gollnisch. « Se prévaloir d’un titre universitaire pour porter une opinion ou pour faire du militantisme, malheureusement c’est pas nouveau. » Voyez Robert Faurisson. Ah, pardon, on me dit qu’il n’était pas islamo-gauchiste donc ça va.

Jean-Pierre Elkabbach invoque « Gilles Kepel, connaisseur éminent… » Tellement éminent qu’il a formé l’irréfutable concept de « djihadisme d’atmosphère » (après avoir défendu sur BFMTV celui de « terrorisme d’ambiance », pour le plus grand bonheur d’Apolline de Malherbe). « Il dénonce : “Les islamo-gauchistes tiennent le haut du pavé à l’Université et ils interdisent toute approche critique.” C’est donc plus une réalité qu’un fantasme. » Une réalité décrite par Gilles Kepel ne saurait relever du fantasme. Frédérique Vidal revendique : « On peut pas interdire l’approche critique à l’Université. » Sauf celle des islamo-décolonio-racialo-indigéno-gauchistes. « C’est pour ça que je vais demander au CNRS de faire une enquête sur l’ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l’Université. » Ne serait-il pas plus opportun de la confier à Gérald Darmanin ? Un regard extérieur assurerait une plus grande neutralité. « De manière à ce qu’on puisse distinguer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève du militantisme, de l’opinion. » De la subversion.

 

 

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Jean-Pierre Elkabbach professe : « On ne prétexte pas la liberté académique pour ronger et miner la démocratie. — La liberté académique, appuie Frédérique Vidal, les chercheurs y tiennent trop pour la laisser ronger. » Par une ministre adepte des thèses d’extrême droite. « Vous avez parlé du CNRS, relève l’intervieweur. Antoine Petit est le président du CNRS, en 2019 il a préfacé le livre Sexualités, identités, corps colonisés et il écrit : “La race devient la nouvelle grille de lecture du monde.” Vous allez l’écouter, celui-là ? » Ou l’envoyer directement en prison ? La ministre le rassure. « Le mot “race” est entre guillemets, ce qui signifie beaucoup de choses. » Ouf ! loués soient les guillemets. « Il faut voir ce que ça apporte comme regard. Là, on est sur des faits documentés de manière historique mais quand on s’en sert pour exprimer et faire valoir des opinions en niant tout le travail de recherche qui a été fait, c’est là qu’il faut être condamné. » À retourner dans son pays, l’Islamogauchistan.

« Qu’est-ce que vous allez proposer pour défendre la laïcité et que l’Université ne soit pas mangée ? » L’interdiction du voile et la mise en place d’une saine police de la pensée, j’espère. « Il faut être extrêmement ferme. La République est chez elle à l’Université, il faut que le monde académique se réveille. Disons-le, quand les gens ne font pas de science mais font du scientisme. » Quand ils ne font pas de la biologie mais des sciences humaines. « Donc vous dites “danger” mais “vigilance” et “action“. — Absolument. Danger, vigilance et action. » Voilà un beau triptyque à graver au fronton de nos universités.

 

 

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Jean-Pierre Elkabbach enchaîne : « Sciences Po vit un chaos. » Pauvre Sciences Po. « Vous avez vu le slogan “SciencesPorcs”. Qu’est-ce que vous allez faire ? — Il faut saluer le courage des victimes qui prennent la parole et les accompagner », conseille Frédérique Vidal. « Je peux vous dire quelque chose de personnel ?, se permet son interlocuteur. Apparemment, quand vous en parlez, vous êtes très touchée. — Oui. » C’est à ce moment que j’ai pleuré.

« Les étudiants qui le veulent peuvent se rendre en personne physiquement dans toutes les universités un jour par semaine, rappelle Jean-Pierre Elkabbach. Est-ce qu’on peut imaginer deux jours par semaine ? » La ministre l’ignore mais elle sait que « les étudiants et les enseignants ont besoin impérieux de se retrouver ». — Y a de bons résultats ? — Oui, absolument. Y a 100 % des écoles et des universités qui font revenir leurs étudiants. » C’est étrange, des articles prétendent que certaines facs y ont renoncé, comme à Caen. « Et 60 % des étudiants reviennent, les autres préfèrent rester en distanciel. » Ou bien ils ont rendu leur logement, ou abandonné leurs études, mais on va dire qu’ils préfèrent le distanciel.

 

 

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Jean-Pierre Elkabbach se préoccupe de la survie des étudiants. « D’abord, il leur faut des ressources. Et manger chaque jour. Il y a les repas à 1 euro. Est-ce qu’ils vont être autorisés à déjeuner et à dîner sur place ? » Question pertinente, la mesure ayant été annoncée dans la semaine. Aussi, la ministre répond « oui » et Jean-Pierre Elkabbach applaudit : « Ça doit les soulager. Vous allez les adresser à des psychiatres pour les mettre en thérapie. » La ministre explique et précise : « Il ya aussi l’incapacité à reconnaître qu’on va mal et c’est pour ça qu’il était important de créer des emplois étudiants pour que ce soit des étudiants qui recueillent la parole des étudiants. — Qu’est-ce que vous allez faire ? Y a pas le moyen d’utiliser des seniors ou des gens jeunes ? » Euh… C’est ce qu’elle vient de dire. Elle le répète : « On utilise des étudiants des années supérieures. » Jean-Pierre Elkabbach a pigé : « Des référents. — Oui, des référents. » À son âge, il faut lui expliquer longtemps.

« Avant de vous laisser, une question à caractère politique. La mode est de préparer les élections régionales. » Étrange mode, à quatre mois de ces élections. « Le parti En marche vous poussait à être cheffe de file dans la région Paca. Il paraît que vous hésitiez. Vous dites oui ou non ? — Je dis non, répond Frédérique Vidal. J’ai le souvenir des dernières élections, 45 % pour le Front national, c’est énorme. » Heureusement, cette année, le barrage contre l’islamo-gauchisme devrait le contenir. « Ma priorité, ma boussole, c’est les étudiants, c’est la recherche. » Des militants islamo-gauchistes. L’intervieweur relève : « Christophe Castaner a tendu la main à Renaud Muselier. » Pour faire barrage à l’islamo-gauchisme. La ministre élude : « Ce qui est important, c’est de porter la relance de notre pays. » La relance de la lutte contre l’islamo-gauchisme. Avec Jean-Pierre Elkabbach et CNews, la ministre peut compter sur des alliés de poids.

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