Stérilisation, recyclage… : scientifiques et industriels français se mobilisent pour donner une seconde v… – franceinfo

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Un consortium de chercheurs teste, depuis le mois de mars, différentes méthodes pour désinfecter cet accessoire conçu, au départ, pour être jeté au bout de quatre heures. De leur côté, des entreprises extraient le plastique des masques pour le recycler.

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C’est une préoccupation qui va prendre de plus en plus d’importance dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Que faire de tous les masques que nous utilisons au quotidien ? Une grande partie d’entre eux sont des modèles chirurgicaux à usage unique et finissent donc à la poubelle. Pour tenter de réduire cette nouvelle source de pollution, plusieurs initiatives, scientifiques et industrielles ont déjà été lancées afin de recycler cet accessoire anti Covid-19.

Depuis le début du mois de mars, un consortium réunissant le CNRS, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), l’Inserm et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) a lancé une vaste enquête afin de trouver la meilleure méthode permettant de réutiliser les masques chirurgicaux et FFP2. Pour ces scientifiques, médecins et ingénieurs, l’enjeu est double : éliminer la charge virale des masques tout en conservant leur fonction protectrice. 

Des expériences menées notamment au CHU de Grenobles-Alpes et au CHRU de Tours ont donné des résultats encourageants avec le lavage à 95 degrés, l’autoclave (la vapeur), et l’irradiation pour les masques chirurgicaux. En ce qui concerne les masques FFP2, le traitement à l’éthylène (gaz) et la chaleur sèche à 70 degrés semblent efficaces pour détruire les traces du virus. Mais il ne s’agit que de données préliminaires et les recherches du consortium se poursuivent. 

Sans attendre les conclusions du monde scientifique, plusieurs entreprises déjà spécialisées dans le recyclage se sont engagées dans la réutilisation et la transformation des masques. C’est notamment le cas de la société Cosmolys à Avelin (Nord). Ce centre de traitement de déchets sanitaires extrait le polypropylène contenu dans les masques chirurgicaux. Cette matière plastique est nettoyée, broyée puis réutilisée pour composer de nouveaux objets plastiques sanitaires  comme les seringues ou les tubes pour prélever le sang.

À Chatellerault (Vienne), l’usine Plaxtil utilise, elle, un système de presse pour donner une seconde vie aux masques avec des usages qui dépasse le monde médical. Réduits en miettes de plastique, ils revivent sous forme de visières, ouvre-portes, attache-masques ou encore boîtes de rangement.

Mais ces expériences restent marginales et ne permettront pas à elles seules d’absorber la consommation hexagonale de masque en plastique qui a explosé en quelques mois. Autre obstacle à cet élan écologique : il n’existe pas, sauf exception, de ramassage séparé, de poubelle dédiée aux masques comme c’est le cas dans les hôpitaux.

Alors pour limiter l’impact environnemental – le destin des modèles chirurgicaux étant généralement l’incinération ou l’enfouissement – il est toujours recommandé d’utiliser des masques en tissu fabriqué selon la norme Afnor. Ils peuvent être lavés jusqu’à 50 fois pour les produits les plus résistants.

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