Squat de Toulouse : des soutiens du propriétaire Roland agressés et gazés – Le Figaro

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Quatre des sept victimes, des riverains qui se réunissaient près du lac de Sesquières pour «trinquer à cette victoire» comme le mentionnait l’événement Facebook, mais aussi «se projeter sur l’avenir», ont déposé plainte.

La maison de Roland est libre, mais les rancœurs semblent tenaces entre ses soutiens et ceux des squatteurs. Depuis septembre dernier, ceux-ci occupaient illégalement la maison d’un octogénaire, l’empêchant de vendre le bien pour rejoindre sa femme en maison de retraite. Vendredi 12 février, les squatteurs ont quitté les lieux sous la pression de riverains. Mais lors d’un apéritif en extérieur, ces derniers ont été agressés violemment et aspergés de gaz au poivre.

Samedi 13 février, le lendemain de la libération de la maison de Roland, quelques internautes du groupe de soutien Facebook «Aider Roland 88 ans, chassé par des squatters» décidaient en effet de se retrouver près du lac de Sesquières pour «trinquer à cette victoire» comme le mentionnait l’événement Facebook, mais aussi «se projeter sur l’avenir». «On voulait évoquer cette affaire et s’organiser pour la suite sur ce sujet de la lutte contre le squat», relate auprès du Figaro «Vin’s», administrateur du groupe de soutien et organisateur de la rencontre.

Vers 14 heures, sept personnes sont rassemblées et voient débarquer des agresseurs armés, manifestement venus venger l’évacuation des squatteurs. «J’ai vu une dizaine ou douzaine de personnes habillées tout en noir, et avec des matraques télescopiques. Ils ont crié ‘la fête est finie’, ils sont venus vers nous, ils m’ont bousculé. Ils m’ont gazé sur l’œil puis j’ai pu me relever et j’ai couru», témoigne un participant auprès de RTL, qui dit être devenu Français «il y a deux ans avec fierté» et voit dans les actions de soutien à Roland «un simple acte citoyen pour essayer de faire évoluer les choses démocratiquement». «Il y avait parmi nous deux femmes et un handicapé, ils nous ont gazés et aveuglé. Ils m’ont frappé par terre à coups de matraques. J’ai beaucoup d’hématomes, mais je n’ai rien de cassé», témoigne Vin’s, qui tient à saluer les forces de l’ordre «qui sont venues très rapidement». Les agresseurs auraient volé deux vélos en repartant et cassé la moto d’un des participants. Quatre des sept victimes ont porté plainte.

Les membres du groupe de soutien promettent de continuer leurs activités, en créant un nouveau groupe Facebook pour éviter les fuites d’information. Une cagnotte a été lancée pour dédommager celui qui a vu sa moto endommagée. «Ils n’ont fait que me motiver», conclut «Vin’s», dont l’ambition est aujourd’hui «de créer un mouvement citoyen, national, sur ce sujet. Je ne suis pas riche, mais je suis prêt à défendre un principe».

L’attaque relayée par un site «antifa»

L’attaque a été relayée par un média local d’extrême gauche, «Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours» (IAATA), qui a évoqué un «retour de bâton pour la milice anti-squat». L’article souligne qu’«un comité d’accueil attendait ces sous-flics qui ont mangé quelques coups et de la gazeuse».

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