Le chef de file de la France insoumise intime aux Européens de « sortir des traités » de l’UE, dans une tribune publiée dimanche.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 20h31

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Jean-Luc Melenchon à l’Assemblée nationale à Paris, le 11 décembre 2018.

Jean-Luc Melenchon à l’Assemblée nationale à Paris, le 11 décembre 2018. CHARLES PLATIAU / REUTERS
Le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, intime aux Européens de « sortir des traités » qui ont « figé toutes les politiques économiques dans le dogme absurde de l’ordo-libéralisme », dans une tribune publiée dimanche 10 mars sur le site de Libération et lundi dans plusieurs journaux européens.

Ce texte, intitulé « Sortez des traités, stupides ! », se veut une réponse à la lettre publiée par Emmanuel Macron dans les journaux des 28 pays de l’Union européenne mardi, en vue du scrutin du 26 mai.

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« Une autre parole française existe » que la « stratégie du bavardage de posture » du chef de l’Etat, assure le député des Bouches-du-Rhône. « C’est la langue des biens communs à défendre et à étendre […] celle des droits sociaux et des services publics à reconstruire après le saccage de trente ans de concurrence libre et non faussée ».

« C’est celle de la paix, face aux délires belliqueux anti-Russes et aux provocations guerrières de l’Otan », poursuit M. Mélenchon, qui demande de longue date que la France sorte de cette Alliance.

« Tyrannie de la finance » et « méthodes de brutes » pour diriger les peuples

Pour le candidat malheureux à la présidentielle de 2017 (19,6 % des voix), « nous n’avons que faire du pseudo couple franco-allemand », qui « humilie les vingt-six autres Etats et isole les Français de leurs parents naturels au Sud » ; « nous n’avons que faire de la peur des Russes, qui sont des partenaires ».

« Si la démocratie est menacée, c’est plutôt par la tyrannie de la finance et les méthodes de brutes pour diriger les peuples », dit-il, fustigeant la « répression féroce » de la mobilisation des « gilets jaunes » par l’exécutif.

« Toutes ces misères sociales ont leur origine commune dans le contenu des Traités européens, qui ont figé toutes les politiques économiques dans le dogme absurde de l’ordo-libéralisme, cher au gouvernement Merkel. La condition préalable de la coopération en Europe est la sortie de ces Traités », assène M. Mélenchon.

Pour lui, s’il faut une « renaissance » en Europe, « que ce soit celle de la souveraineté du peuple, celle des Lumières contre l’obscurantisme de l’argent et des passions religieuses adverses ».

Il prône le respect partout en Europe de la « règle verte », qui préconise de « ne plus prendre à la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer » ; la lutte contre l’évasion fiscale ; un « protectionnisme négocié avec le monde » ; l’éradication de la pauvreté et la limitation des écarts de revenus.